Qui a politisé l’avenir de l’économie sucrière ?
23 septembre, parDes fonctionnaires parisiens viennent dans notre pays pour discuter de l’avenir de la canne à La Réunion
8 juillet 2010, par

Comme “Témoignages” l’a signalé hier, les premiers résultats de l’édition 2010 du Baccalauréat viennent de paraître et nous félicitons tous les candidats qui ont réussi à obtenir ce diplôme, avec les perspectives positives qu’il peut leur ouvrir pour l’avenir. Nous félicitons aussi tous les autres jeunes Réunionnais qui ont passé avec succès des épreuves de fin d’année scolaire et universitaire, ou bien franchi une nouvelle étape de leur formation, tout en encourageant celles et ceux qui ont encore des examens à passer dans les prochains jours, comme à la rentrée.
Ceci dit, nous devons aussi et surtout penser aux milliers de jeunes compatriotes qui, chaque année, continuent à être victimes d’un système éducatif injuste et inadapté à la société réunionnaise. Des jeunes qui subissent ensuite les conséquences dramatiques de l’échec scolaire, de l’illettrisme et dont le droit à la formation n’est pas respecté par un système basé à la fois sur la compétition et sur un modèle social discriminatoire, à combattre.
Quant aux bacheliers eux-mêmes, que vont-ils devenir ? S’ils ont des projets d’études, à La Réunion comme en France, on sait qu’une bonne partie d’entre eux, surtout les plus démunis, vont galérer de plus en plus en raison des multiples diminutions de crédits publics décidées par le gouvernement au détriment des étudiants, des mal-logés, des emplois aidés, du monde associatif, des emplois d’aide à la personne, de l’aide aux handicapés, etc.
Comme nous l’écrit un ami, « toutes ces mesures vont pénaliser les catégories sociales les moins favorisées ; les collectivités auront à mettre la main à la poche alors qu’elles sont exsangues ; et les plus pauvres sont appelés à se serrer la ceinture d’un cran supplémentaire pour payer les conséquences de la crise d’un système finissant ». Dans ce contexte et avec une telle politique, la bataille de la jeunesse réunionnaise pour la formation et pour l’emploi reste capitale.
Mais l’après-Bac pose encore une autre question : à qui et à quoi sert le système éducatif en place à La Réunion, depuis l’école maternelle jusqu’aux études supérieures ? Lorsque plus de la moitié des jeunes de moins de 25 ans — y compris de nombreux diplômés — sont privés du droit à l’emploi et que la “préférence métropolitaine” est une pratique courante dans le pays, il y a manifestement un blocage quelque part.
Mais est-ce que l’appareil scolaire a les moyens et surtout pour but d’aider le peuple réunionnais — en particulier la jeune génération — à prendre en mains l’avenir de son pays, ou alors de simplement dégager une élite qui va perpétuer le modèle du chacun pour soi, de la loi du plus fort et du profit maximum ? Comme quoi, après le Bac, malgré des réussites à fêter, il y a encore beaucoup de changements à opérer…
L. B.
Des fonctionnaires parisiens viennent dans notre pays pour discuter de l’avenir de la canne à La Réunion
Mézami dopi la rantré, néna in loi pou défann rogarde son téléfone dann lissé. I paré sa sé l pli gran bien bann lisséin. I paré konmsa zot va (…)
Retour sur la fraude électorale massive soutenue par Paris et ses complices à La Réunion
Appel à la grève, rassemblement devant la préfecture
La mission du ministère de l’Agriculture reçoit une délégation CGPER-UPNA
SUEZ obtient de SYDNE le marché de traitement des déchets de la CINOR et la CIREST (31 millions d’euros)
Impact de la crise climatique mondiale dans notre pays
Projet de désindexation des pensions sur l’inflation
Forte houle : l’océan rappelle les limites du béton
2016-2026 : 10e anniversaire de la disparition de Paul Vergès.
Le monde a changé, et La Réunion ?
Le monde a changé, et La Réunion ?