Edito

Le boycott d’une rencontre républicaine par Mme Bareigts et consorts

J.B. / 3 décembre 2018

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Jeudi soir, Madame Bareigts a refusé d’honorer l’invitation de Mme la Ministre des Outre-Mer à la Préfecture. C’est tout à fait son droit. Cependant, qu’il nous soit permis de nous interroger sur son sens de l’Etat.

En effet, l’année dernière, elle occupait encore le poste de ministre des Outre-mer, tandis qu’Annick Girardin était à la Francophonie. Elles étaient donc collègues dans le gouvernement Valls-Hollande ; elles ont milité ensemble dans le même gouvernement et se connaissent donc bien. Lors du changement de gouvernement, elle a transmis à Mme Girardin les clefs du ministère. D’autre part, la préfecture est située dans la première circonscription dont Erika Bareigts est députée. Enfin, dans l’après midi, Mme Girardin avait reçu une délégation de maires à laquelle a participé M. Annette, son maire ; il n’a pas trouvé à redire puisqu’il est en même temps socialiste et fervent soutien à Macron.

Comment expliquer cette cacophonie entre l’ancienne ministre, son Maire et la coalition des parlementaires qui ont signé le boycott de cette rencontre républicaine ? Elle aurait pu crier au sectarisme si jamais elle était ignorée. Tel n’est pas le cas. Si elle avait des choses à lui reprocher, pourquoi n’est-elle pas partie le lui dire en face ?

Cette question vaut aussi pour les 8 autres sénateurs et députés dont Michel Dennemont, membre de la majorité présidentielle, qui a déjà été reçu par Macron. On aurait compris la logique politique de ce bloc de parlementaires s’il était parti, en groupe, soutenir le peuple qui manifestait. Cela aurait été spectaculaire et démonstratif. Mais, en restant dans leur coin, ces élu-e-s ont illustré les critiques acerbes des Gilets Jaunes contre les politiciens qui ne pensent qu’à eux-elles.

En définitive, faut-il voir dans cette action collective une initiative insuffisamment réfléchie et une opération doublement ratée ?

J.B.