Edito

Le capitalisme responsable de la 6e extinction de masse sur Terre

J.B. / 24 mars 2018

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Le 6 mars dernier, Elie Hoarau était intervenu lors de la conférence de Pierre Larroturou à l’Université de La Réunion. Il avait souligné qu’un des défis qui attend les responsables actuels est de prendre les mesures nécessaires pour préserver la biodiversité, menacée par les conséquences d’un système qui place le profit avant toute chose.

Un rapport publié hier par la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services ecosystémiques (IPBES) met en garde contre une extinction de masse en cours. C’est la première depuis 65 millions d’années. À cette époque éloignée, cette extinction avait fait disparaître les dinosaures, ce qui permit le développement des mammifères qui ont pris la place des reptiles au sommet de la pyramide alimentaire sur les continents. Mais à la différence de sa précédente, cette extinction massive n’est pas due à un astéroïde ou à des éruptions volcaniques hors-norme, mais elle est due aux activités d’une espèce du règne animal, l’être humain.

Ce rapport indique notamment que si rien ne change, il n’y aura plus de poissons à pêcher en 2050 en Asie-Pacifique, et 90 % des coraux seront morts. En Afrique, la moitié des oiseaux et des mammifères auront disparus d’ici 2100. Le rhinocéros blanc est un symbole de cette tragédie, le dernier mâle vient de mourir et il ne reste que deux femelles. Ceci rappelle que chaque année, deux espèces ont disparu chaque année.

Cet effondrement de la biodiversité menace l’espèce dominante. Comment pourra-t-elle survivre sans rien autour d’elle ? Ceci souligne une fois de plus l’urgence de remettre en cause le capitalisme responsable du changement climatique et de la sixième extinction de masse. Il importe d’agir avant que le catastrophe ait franchi le seuil de l’irréversible.

J.B.