Edito

Le communisme pour construire une nouvelle civilisation

Manuel Marchal / 26 décembre 2017

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Noël est une fête religieuse importante du calendrier chrétien. Aussi les projecteurs sont braqués sur Rome dont l’évêque est le chef de l’Église. À cette occasion, le pape François a donné plusieurs orientations à destination des chrétiens et du monde. Dans son édition d’hier, « La Croix » met en exergue plusieurs points :

« Aussi n’a-t-il pas craint, au cours de ces fêtes de Noël, de comparer Marie et Joseph en route vers Bethléem avec tous ceux qui sont aujourd’hui « contraints de quitter leur terre » vers une autre « qui ne les attendait pas, où il n’y avait pas de place pour eux ».

« Marie et Joseph se sont vus obligés de partir. Ils ont dû quitter leurs proches, leur maison, leur terre et se mettre en route », a-t-il développé dans son homélie de la messe de la nuit de Noël, comparant aux parents de Jésus « ces familles entières qui, aujourd’hui, (…) ne choisissent pas de s’en aller mais qui sont obligées de se séparer de leurs proches, sont expulsées de leur terre. »

Ces hommes et ces femmes, a-t-il ajouté, ne cherchent souvent qu’à « survivre aux Hérode de l’heure qui, pour imposer leur pouvoir et accroître leurs richesses, n’ont aucun problème à verser du sang innocent ».

Et lundi 25 décembre, dans son message de Noël depuis le balcon de la basilique Saint-Pierre, où il dénonçait les « vents de guerre » qui soufflent sur le monde et « un modèle de développement déjà dépassé (qui) continue à engendrer de la dégradation humaine, sociale et environnementale », c’est à nouveau « le drame de tant de migrants forcés qui mettent en danger même leur vie pour affronter des voyages exténuants qui tant de fois finissent en tragédie », qu’il a mis en exergue ».

Le pape fait ainsi le lien entre le modèle de développement dominant et la crise des migrants. Il souligne donc que le système doit être dépassé. L’Église ajoute sa pierre à un constat déjà largement partagé. Pour le dépassement du modèle, les propositions doivent être mises sur la table. Celles de l’Église sont sur ce point assez vagues.

Au contraire, il existe la possibilité de dépasser ce modèle pour construire une autre civilisation. Force est de constater que le communisme est plus que jamais une alternative crédible. La société communiste se base sur la fin de la propriété privée, et donc de l’exploitation de l’homme par l’homme en vue d’acquérir et de renforcer cette propriété privée : à chacun selon ses moyens, à chacun selon ses besoins. Il y a donc de la place pour tout le monde sur la Terre, à condition de mettre en œuvre une autre politique.

M.M.