Edito

Le corail se meurt, qu’attend-on pour écouter les propositions du PCR ?

J.B. / 28 mai 2018

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À Saint-Leu, plus de 90 % des coraux sont morts à certains endroits. C’est la conséquence des fortes pluies qui ont drainé de la boue et des polluants fatals à ce milieu. Le corail a été touché par un phénomène de blanchiment, analogue à celui causé par le réchauffement climatique.

Les activités humaines ont amplifié ce phénomène. Si de la boue a coulé en quantité jusqu’au lagon, c’est parce que la déforestation de l’Ouest de l’île a laissé d’importantes superficies à nu, qui n’ont pas toute été cultivées en canne à sucre. Les nitrates qui coulent jusque dans la mer sont aussi le produit de l’activité humaine.

Le corail est donc gravement menacé à Saint-Leu, et sans doute cet exemple n’est pas isolé. Or la barrière corallienne joue un rôle essentiel pour la biodiversité marine. C’est aussi une barrière à la houle de l’océan Indien. Mais avec le réchauffement climatique, le corail s’affaiblit alors que le niveau de la mer continue à monter. Cela fait craindre que la barrière corallienne ne puisse plus jouer son rôle. En effet, si le corail est mort, cela signifie que sa croissance est nulle, alors que l’océan s’élève.

La menace sur le littoral se précise, et ce ne sont pas seulement les plages qui sont concernées. Ce sont aussi toutes les habitations situées près de la mer dans l’Ouest. Elles risquent d’être face à la houle sans défense.
Cela fait de nombreuses années que le PCR a tiré l’alerte sur ce phénomène et a proposé que toutes les personnes concernées se mettent autour de la table pour élaborer ensemble un plan pour faire face à ce péril. Qu’attend-on pour écouter le PCR ?

J.B.