Projection du film « Chagos-La Haye : l’odyssée d’un peuple »
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3 février 2021, par

Notre île connait depuis maintenant plus de deux ans une épidémie de dengue. Loin de s’éteindre, la dengue est devenu endémique sur l’île. Sa propagation et l’impuissance des autorités sanitaire démontre de l’incurie de ceux ci. Depuis début 2021, il y a eu 153 cas signalés, neuf hospitalisations et onze passages aux urgences.
Le virus de la dengue (DENV) est un virus à ARN monocaténaire de polarité positive (groupe IV de la classification Baltimore) appartenant au genre Flavivirus2. Chez l’homme, il provoque une maladie tropicale, la dengue, généralement bénigne avec des symptômes évoquant un syndrome grippal avec douleurs articulaires, mais pouvant se compliquer en fièvre hémorragique et choc septique, forme dite dengue sévère susceptible d’entraîner la mort.
Endémique dans les pays tropicaux et subtropicaux, la dengue tend à diffuser mondialement vers des régions tempérées. Selon l’OMS, en 2018, 3,9 milliards de personnes dans 138 pays sont exposées au risque d’infection de dengue. Chaque année il y aurait environ 390 millions d’infections dans le monde, dont 96 millions de malades, un demi-million d’hospitalisés (dengue sévère), et 20 000 morts dont une très forte proportion d’enfants.
L’Organisation Mondiale de la Santé préconise depuis 2018 de mener une politique de grande ampleur pour résorber l’épidémie. Mais il semble depuis le temps que ce ne sont pas les acteurs qui sont incompétents mais que c’est le système qui ne permet plus de protéger la population. Pourtant la dengue à la différence du coronavirus a un vecteur connu dont on connait le cycle biologique : le moustique.
La lutte antivectorielle doit être une politique de grande ampleur et pas seulement une politique de coup. Les services agissent pour traiter les quartier à chaque découverte de cas. Ce mode opératoire est inefficient. Il faut lutter au quotidien, avoir des médiateurs dans les quartiers, des équipes de terrain pour nettoyer cours , ravine et terrain vague. On ne peut plus se défausser sur les mairies ou attendre des emplois aidées. Il est plus que temps de changer de logiciel et de mettre en œuvre ce grand service de l’environnement qui est seul à pouvoir protéger la population et créer de l’emploi durable et qualifié pour nos compatriotes.
"Gouverner c’est prévoir. Ne rien prévoir, ce n’est pas gouverner mais courir à sa perte" Emile de Girardin
David Gauvin
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