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11 juillet, parDerrière les fuites dans les réseaux, des choix politiques
9 septembre 2016, par

Les chefs d’État et de gouvernement du G20 étaient réunis le week-end dernier à Hangzhou en Chine. À la fin de cette rencontre, ils ont publié un communiqué commun pour fixer les orientations de cette organisation représentant les 20 premières économies du monde. Plusieurs points sont à noter.
Les dirigeants du G20 veulent intensifier les efforts vers une nouvelle ère de croissance économique mondiale et de développement durable dans le cadre de l’Agenda 2030 de l’ONU pour le développement durable et de l’Accord de Paris. Ils veulent aussi mettre sur pied une Task Force ouverte à d’autres organisations pour réfléchir à une nouvelle révolution industrielle et à une économie numérique. Cela vise notamment à atténuer les impacts négatifs de la révolution technologique et des restructurations industrielles, et à soutenir le développement de l’industrie dans les pays les plus pauvres. Le G20 s’engage notamment à soutenir l’agriculture durable dans ces pays ainsi que les industries agro-alimentaires. Il dit vouloir promouvoir les investissements dans l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables. Ce communiqué final diffusé quelques jours après la ratification de l’Accord de Paris par la Chine et les États-Unis indique que le G20 veut aller vers une nouvelle ère.
Ces intentions confirment la prise de conscience actée dans l’Accord de Paris adopté l’année dernière lors de la COP21. Sa ratification par les deux premières puissances économique du monde a considérablement accéléré les événements. L’ONU espère que son assemblée générale de septembre prochain débouchera sur l’adoption définitive de l’Accord de Paris. Il s’imposera alors à tous les pays du monde. Cela voudra dire l’engagement à limiter la hausse des températures à 1,5 degré par rapport à l’époque pré-industrielle. En clair, c’est la promesse d’abandonner l’utilisation des énergies fossiles comme le charbon, le gaz et le pétrole, et de bâtir une économie tirant ses ressources des énergies renouvelables.
Le G20 comprend parmi ses membres les pollueurs historiques, les États occidentaux. Ces derniers ont construit leur développement sur la consommation des énergies fossiles, et sur le pillage des richesses du monde par la colonisation. Ce système est donc condamné par la prise de position du G20. Les peuples du monde qui sont en train de développer leur pays le feront donc sur des bases nouvelles. C’est cela la nouvelle civilisation.
Derrière les fuites dans les réseaux, des choix politiques
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