Économie réunionnaise : le calme avant la tempête
6 juin, parIEDOM : « Un premier trimestre favorable avant l’impact de la crise au Moyen-Orient »
8 août 2012

Il nous arrive souvent de parler de solidarité de classe et de coalition d’intérêts anti-communiste. Depuis les élections régionales de 2010, cette solidarité s’est renforcée et structurée avec un apport non négligeable d’ex-communistes. Désormais, la fracture laisse apparaître le Parti communiste comme seul rempart des victimes de la classe dominante. Dans cette lutte d’influence, les médias qui sont des vecteurs de pouvoir sont aux premières loges.
Prenons l’exemple de la conférence de presse donnée par Paul Vergès sur les injustices et les inégalités dans la fonction publique ainsi que la revendication de l’unité de traitement dans la fonction publique.
Le lendemain, le "JIR" va interroger des personnalités politiques et des syndicalistes. Il titre : « Surrémunération : Paul Vergès bien seul ». En sous-titre, il est écrit : « Les propos de l’ancien président de Région, lundi, ne convainquent ni les autres partis, ni les syndicats réunionnais ». Or, Gilbert Annette déclare dans l’article que la position du PS repose sur 2 principes : « … il ne faut pas que cet argent échappe à La Réunion… Si cet argent venait à être déployé pour améliorer le taux d’encadrement, une discussion avec toutes les parties concernées doit être menée… ». Michel Fontaine dit : « il faut considérer l’Outre-mer dans son ensemble. Ensuite, il y a deux volets distincts : l’indexation et la cherté de la vie. Est-ce qu’on touche à tout ou une seule partie de cette surrémunération ? Enfin, il y a un préalable : que cet argent reste chez nous ou soit reversé chez nous ». Le “JIR” poursuit : « il ne cache pas qu’il y aurait des avantages à vivre sans surrémunération : les agents pourraient être titularisés à coût constant ».
Chez les syndicalistes, la FSU dit : « nous sommes prêts à une table ronde… » en y mettant des conditions de respect des partenaires.
Toutes ces remarques convergent vers la reconnaissance du problème et la nécessité du débat. C’est donc positif. Pas très rassuré, le “JIR” se tourne vers ses fidèles lecteurs. Il sonde : « Faut-il supprimer la surrémunération ? », la réponse est « oui à 54,9% » !
C’est la preuve que Paul Vergès a bien fait de poser le problème. Les fonctionnaires auraient tort de penser que le "JIR" agit en leur faveur.
J.B.
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