Edito

Le juste connaît ses assaillants

Philippe Yee-Chong-Tchi-Kan / 19 octobre 2020

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Lorsque les justes sont attaqués, leurs assaillants commettent immanquablement la même erreur : sous-estimer la réaction de leurs victimes.
Comme ils se savent coupables et impardonnables, ils n’envisagent qu’une seule solution pour sauver leur peau (et leurs intérêts corrompus) : l’élimination des justes par la terreur, la diffamation et la calomnie, le plus souvent lâchement dissimulés derrière les fumeroles de forces obscures.
La médiocrité de leur esprit leur laisse penser que, dans le confort du fauteuil spécieux de leur pouvoir éphémère, ils sont inébranlables ; et que ceux qu’ils ont floués impunément jusqu’à ce jour les craignent bien trop ou auraient bien trop à perdre pour oser les contester.

Le juste n’a rien à perdre. Il a déjà tout perdu. Il ne se bat que pour ce qu’il lui reste d’indestructible : son âme. Cela même qui fait défaut aux félons ; à ceux qui ont confondu une identité d’élus républicains avec une initiale commerciale ; à ceux qui ont financé terrain et appartement à compte commun ; à ceux qui se sont joués des actionnaires médiatiques.
Autant dire qu’avant de remuer la merde, ils devraient s’assurer d’avoir le cul propre ; à tout du moins, s’assurer de ne point être incommodés par les effluves nauséabonds de ce qu’ils sont en train d’agiter.

Toutes les écoles militaires enseignent l’importance de bien connaître son ennemi pour mésestimer la nature et la force de sa réaction à une attaque. Car, quelle que soit la forme, il y a toujours une réaction des victimes qui se battent justement. Le juste connaît très bien le pedigree de ses assaillants et de leurs sphères de complicité.

Philippe Yée Tchong Chi Kan