Edito

Le mea culpa, possible en France ?

Bertrand Ancelly / 1er avril 2021

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Il y a de cela quelques jours, la chancelière Angela Merkel s’est excusée après avoir voulu renforcer les mesures restrictions pour le Week-end de Pâques en Allemagne, ce qui a été une surprise car rares sont les gouverneurs de pays qui le reconnaissent. Ce n’est pas très habituel dans le monde de la politique. Et si Emmanuel Macron et ses ministres demandaient « pardon » ?

Ne rêvons pas trop, car ce gouvernement ne nous présentera jamais des excuses. Une erreur doit être reconnue et, plus important encore, elle doit être corrigée à temps. Notre président et son Premier ministre pourraient dire qu’il y a eu des erreurs sur l’attestation de déplacement, ou encore sur les choix qui ont été faits au lieu de mettre la faute sur la bureaucratie. Ce gouvernement cherche à se défausser de tout et manque de transparence. Il s’emploie à reconnaître que tout va pour le mieux alors que ce n’est pas le cas depuis quelques semaines, surtout par l’augmentation de nouveaux cas chaque jour. Nous voyons clairement que le couvre-feu renforcé ne fait rien contre la hausse brutale des personnes contaminées. Cette crise impose beaucoup d’humilité et de transparence et donc par conséquent reconnaître quand quelque chose ne marche pas. Avouer qu’ils ont tort seraient un avoue d’échec, voire de défaite, chose qu’ils n’admettront jamais.

En reconnaissant son erreur, Angela Merkel a fait son travail, ce que ne sont pas capable de faire nos dirigeants en France malheureusement. Cela n’arrangera en rien la confiance de la population en ce gouvernement. Ce manque d’excuse, de confiance se traduit par des sondages alarmants qui prédisent déjà une avancée de la force de l’extrême droite lors des prochaines élections.

Bertrand Ancelly