Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
12 juillet 2012, par

En 2007, Sarkozy recueille moins de 40% des voix à La Réunion. C’est la manifestation d’une crise de confiance entre le président élu en 2007 et La Réunion. À son arrivée à l’Élysée, une loi-programme est annoncée pour début 2008 avec effet retro-actif au 1er janvier 2008. Mais en réalité, c’est l’immobilisme. La situation s’aggrave.
Mais en février 2009, c’est l’étincelle avec la grève générale en Guadeloupe, avec comme conséquence la création du COSPAR à La Réunion. Face à un mouvement social qui embrase tout l’Outre-mer, la loi-programme est soudainement débattue en urgence au Parlement, et Sarkozy annonce une grande concertation : les États généraux de l’Outre-mer.
À La Réunion, le Parti communiste réunionnais fut de ceux qui ont choisi de participer à cette concertation pour faire avancer des propositions réunionnaises. Le Conseil général et la Région Réunion avaient même été jusqu’à présenter une plate-forme commune, fixant des orientations partagées pour un plan de développement durable.
En novembre 2009, cette procédure déboucha sur un Conseil interministériel et sur un festival de déclarations de l’ancien président promettant des changements.
Quelques mois plus tard, les Réunionnais ont pu avoir un aperçu concret des changements. Avec la complicité du gouvernement, le tram-train est supprimé. Puis Paris crée les conditions pour casser net la dynamique des énergies renouvelables. Enfin, la loi-programme enfin votée se traduit par la suppression de milliers d’emplois dans le BTP à cause d’une réforme de la défiscalisation qui ouvre la voie au désengagement de l’État du financement de la politique du logement.
Rien de tout cela n’avait été proposé par la concertation, mais c’est ce que Paris a appliqué. Et en février dernier, de nouvelles émeutes se sont déclenchées.
Le nouveau gouvernement veut lui aussi faire voter une loi-programme. Chaque région doit avoir une loi-programme fixant les engagements de l’État. Le président et le gouvernement ont changé, et cette fois-ci c’est un contrat de confiance qui les lie à la population puisqu’à plus de 71%, les Réunionnais ont voté pour François Hollande.
Dès les primaires citoyennes, ce dernier s’était engagé sur une nouvelle relation entre la France et les Outre-mer, indiquant que l’époque des décisions unilatérales prises à Paris était finie.
La proposition d’une conférence sociale, économique et environnementale correspond donc tout à fait à cet état d’esprit. Cette conférence aura-t-elle lieu ? Et ses conclusions seront-elles le socle de la loi fixant le cadre des relations entre la France et La Réunion pour les prochaines années ? C’est le moment de démontrer que le changement est une réalité.
J.B.
Nos peines
In kozman pou la rout
Nouvelle illustration de la faillite du système néocolonial
Négociations internationales sur la lutte contre la crise climatique
Des aides publiques de la France possibles
Le 1er juin, le Sénat a adopté le Projet de Loi de Régulation de l’enseignement supérieur privé lucratif. Ce débat aurait pu être l’occasion de (…)
Au lieu de reproduire la France, les Réunionnais devraient s’inspirer de Madagascar
Retour sur le séminaire organisé par la Section PCR de Saint-Denis
Conséquence de la crise et de la pénurie de logements sociaux
Condoléances du Parti Communiste Réunionnais
Face aux difficultés de trésorerie à cause des retards de paiement
À la veille de la manifestation organisée par des élus devant la préfecture