Edito

Le Pape François : « nous sommes tous sur le même bateau ».

Ary Yée Chong Tchi Kan / 30 décembre 2020

Il est bon de revenir sur le traditionnel discours du Pape le jour de Noël. Chaque année, c’est un moment fort de la parole du Chef de l’Eglise catholique. Cette fois, l’accent a été mis sur le « besoin fraternité ». Une fraternité qui n’est pas abstraite.

Il s’est appuyé sur la symbolique de la naissance de l’enfant Jésus, le jour de Noël, pour rappeler toute l’espérance que suscite cette réalité. « Un enfant est né », dit-il. « la naissance est toujours source d’espérance, elle est vie qui s’épanouit, elle est promesse d’avenir ». Il donne à cette représentation, le contenu inclusif suivant : « il est né pour nous…un nous sans frontière, sans privilèges ni exclusions ».

Mais, là où l’Eglise énonce habituellement des principes de la vie, le Pape François entre dans la revendication politique. Il appelle « les responsables des États, des entreprises, des organismes internationaux, à promouvoir la coopération et non la concurrence, et à rechercher une solution pour tous, des vaccins pour tous, en particulier pour les plus vulnérables et les plus nécessiteux ». Et pour bien montrer qu’il ne se met pas à l’extérieur et donne des leçons, il affirme : « Nous sommes tous dans le même bateau ».

Le « besoin de Fraternité » est nécessaire dans ce monde englué dans des différentes crises qui arrivent toutes à maturité et dont les convergences provoquent des catastrophes qui réclament des solutions inédites. La crise climatique, sociale, sanitaire, économique etc ébranlent la cohésion de la société. La pandémie au Covid-19 illustre la situation. Tout est paralysé. La recherche d’un vaccin apparaît comme une porte de sortie. Mais il serait inhumain de le laisser à certains mais pas à d’autres.

La position de l’Eglise est un renfort de poids dans le débat ouvert par les communistes sur la destinée du monde. Nous nous en sortirons tous ensemble ou pas du tout. Personne ne restera « pour le grain ». Mais nous devons hiérarchiser l’importance des priorités. Un expert déclarait que tous les combats sont légitimes mais si la lutte contre le réchauffement du climat est perdue alors tous les autres seront dérisoires.

Pour l’heure, la France doit répondre au Conseil d’Etat sur le respect de sa trajectoire pour atteindre une baisse de 40% des émissions de CO2 en 2030 par rapport à 1990 et la neutralité carbone en 2050. Cette trajectoire de l’Etat s’imposera aux Collectivités, entreprises, associations et citoyens. Les autorités politiques de La Réunion font la sourde oreille au lieu d’anticiper pour traiter tous les problèmes en même temps. Clairement c’est un manque de conscience de l’imminence des évènements.

L’engagement du Chef de l’Eglise renforce la légitimité du combat des communistes réunionnais.

Ary Yée Chong Tchi Kan



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  • Combien de retard alors de la part des politiques locaux, 10, 20, 30 ans ? Quel gâchis finalement. De toute manière, ils ne pourront pas dire :"on ne savait pas", c’est trop facile et les gens ne les croiront pas, c’est fini de les prendre pour des nuls. La Terre souffre à cause de la société capitaliste qui saccage tout ce qui a de la valeur pour le profit d’une poignée qui elle, n’hésite pas à manger bio, visiter la nature sauvage, enfin ce qu’il en reste qui disparait comme une peau de chagrin, ici, parmi les exemples, les bichiques. Quand on entend dire :" que c’était bon en carri, mon préféré, on s’est bien régalé" ou "c’est cher, du luxe même", c’est vrai et râlant à la fois, Quel égoisme, une honte, révélatrice des mentalités qu’il faudrait changer, comme concernant les transports, les gens aiment leur voiture, souvent sur dimensionnée, climatisé, de couleur foncés, noire, le top et ignorant complétement, les conséquences de cette folle utilisation personnelle, dans les bouchons journaliers, sous les haut-parleurs embarqués, aux pubs diffusées qui encourage à dépenser allégrement sans penser au futur, drôle d’époque, on va droit dans le mur mais personne n’a l’air de s’en rendre compte, après moi le déluge, tout va très bien madame la marquise, on est au borf du précipice mais c’est pas grave, cool Raoul ! Arthur qui pense à nos enfants. A la Nature, fruit d’une lente évolution, qui nous supporte malgré nos ravages mais jusqu’à quand ?

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