Un triple anniversaire de portée mondiale
18 juillet, par4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
22 juin 2015, par

Aujourd’hui, la petite Grèce et ses dirigeants politiques font trembler les puissants spéculateurs Européens et Etatsuniens. Ces derniers auraient dû faire appel à nos sondeurs péi qui fabriquent de “l’information” pour justifier leur existence. Alors, les paris sont jetés ? Jamais la Grèce n’a été à l’aube d’une solution favorable. Dans l’histoire récente, trois pays leur ont montré la voie à suivre : la Malaisie en 1997, l’Argentine en 2002 et l’Islande, en 2008.
Tout d’abord, les Grecs ont politisé le débat. Ils se sont présentés comme les mandataires du peuple grec et ont refusé le train de réformes d’austérité qui aurait fait souffrir davantage le peuple. Désormais, leur cause s’élargit aux peuples du monde entier, et une campagne de soutien prend de l’ampleur. Ils avaient besoin du temps ; ils ont pu sortir un premier rapport préliminaire qui accuse les créanciers. Ils ont déjà réussi a faire plier le FMI dont la dirigeante a même quitté la table de négociation ; la tentative de pression a lamentablement échoué. Et, l’Europe n’a aucun intérêt à se saborder, en commençant par exclure les Grecs. Enfin, l’annonce de Poutine à Tsipras, la semaine dernière, que la Russie est disposée à lui prêter 2 milliards est très calculée. Cela a suffit pour réveiller l’égo des Européens qui ont permis aux banques grecques de disposer de liquidités suffisantes pour faire face à la panique qu’ils ont crée et qui ont conduit aux demandes de retrait. Le test est réussi : il y a de l’argent dans les banques.
Et, c’est bien là le problème. C’est le second point fort des dirigeants grecs : ils bénéficient des expériences des 3 pays qui ont réussi à s’en sortir en pointant la responsabilité des banques et des spéculateurs.
En 1997, le premier Ministre de Malaisie, Mahatir a bloqué la parité de sa monnaie avec le dollar et interdit la spéculation. Il s’est fait insulter et, même, provoquer en duel médiatique par Georges Sorros, le milliardaire américain. Son pays a réussi son redressement sans faire appel à d’autres financements institutionnels. En 2002, Lavagna, ancien ambassadeur de l’Argentine en Europe, prend les rennes du redressement du pays. Le Peso venait d’être dévalué de 70%, les petits épargnants sont ruinés, l’inflation atteint les 125% et les émeutes ont déjà fait 30 morts. Sa première réaction fut de bloquer la parité Peso-Dollar et refuser de faire appel au FMI. Ce dernier avait déjà prêté 51 milliards en 2 fois, sans résultats ; une troisième demande aurait agi comme la corde du pendu. Rompant avec le FMI, il a renégocié une dette de 72 milliards et refuser de renflouer les banques. 3 ans plus tard, la structuration de la dette était un succès. Enfin, il y a l’Islande, ce pays Européen, même pas la moitié de la population réunionnaise, avait surpris tous les puissants en abandonnant les banques à leurs faillites, et même en poursuivant certains patrons en justice. Les dirigeants ont refusé les remèdes d’austérité. Les Islandais ont politisé à fond le débat : ils avaient obtenu 60% de soutien populaire au référendum sur la dette de 2008. Cette année, 2015, c’est toujours par référendum que le peuple Islandais a refusé les sirènes des bienfaits de l’euro.
Les Réunionnais sont solidaires du peuple grec qui se bat contre les profiteurs qui sévissent sur notre planète.
4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
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