Edito

Le racisme continue à perdurer malheureusement

Bertrand Ancelly / 22 avril 2021

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Une nouvelle fois, le racisme a frappé. Un jeune livreur réunionnais a été agressé pour sa couleur de peau alors qu’il ne faisait que son travail. Ça été une indignation pour toute La Réunion qui n’a pas manqué de témoigner sa sympathie, nous rappelant la situation que vivent beaucoup de Réunionnais en métropole. Comment ne pas être frustré lorsqu’on voit de tels agissements gratuits envers l’être humain. Ce genre de comportement n’est pas isolé, surtout lorsqu’on entend des témoignages de Réunionnais qui se disent être rejetés ou isolés de par leur métissage. Pire encore, lorsque certains enfants se plaignent de se retrouver seuls à jouer dans la cour de l’école à cause de leur métissage.

Comment se faire entendre des autorités compétentes lorsque que la majorité des plaintes n’aboutissent à aucune procédure judiciaire en France. Les études le montrent, les actes racistes sont en nette augmentation depuis 2017. Les associations de lutte contre le racisme le disent, les victimes eraient plus nombreuses que les chiffres officiels car elles ne voient pas l’utilité de porter plainte, dans le cas où leurs plaintes n’auront pas de suite et que la justice ne serait pas suffisamment sévère sur la question.

Cette réaction de rejet ne date pas d’hier. Les acteurs de ces violences ont souvent tendance à accuser l’autre, à trouver une excuse bidon en se rassurant qu’ils n’ont rien fait. Ils font ressentir leurs haines par des regards, une manière particulière de parler ainsi qu’une communication non verbale qui en dit long. Le racisme est un vrai poison qui pourrit la vie de notre société !

Les mentalités doivent être changées et cela passe par l’éducation et une sensibilisation aux valeurs de La République. Les réseaux sociaux n’arrangent rien quand nous savons que ces derniers sont propices à toutes sortes d’excès d’humeur et de jugements gratuits. Le racisme tue les victimes à petit feu en les rongeant et nous devons changer tout ça.

Bertrand Ancelly