Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
27 janvier 2009, par

Ce qui s’est passé hier sur nos routes confirme entièrement l’analyse partagée aujourd’hui par la quasi-totalité des Réunionnais sur l’attitude du préfet lors de la grève des transporteurs sur le prix des carburants, il y a deux mois. À savoir : le représentant de l’État avait utilisé un patron transporteur, connu pour ses opinions politiques, pour combattre le responsable d’une collectivité réunionnaise.
Au lieu d’assumer ses responsabilités et de baisser les prix du gaz et des carburants pour tous les consommateurs en diminuant les surprofits des pétroliers depuis la chute du prix du pétrole brut, le préfet a soutenu ce patron qui a organisé des barrages routiers pendant cinq jours en demandant à la Région de faire payer les contribuables réunionnais. Pour quel résultat ?
Par contre, hier, des responsables d’entreprises commerciales et artisanales ont menacé de barrer les routes pour que l’État gèle leurs dettes fiscales et sociales et leur permettent d’accéder à des marchés publics. D’autres chefs d’entreprises ont souhaité que la Préfecture baisse rapidement le prix des carburants de 20 centimes « en allant à la source, c’est-à-dire les pétroliers », comme l’a demandé la motion votée samedi par les participants à la Conférence Extraordinaire du PCR.
Aussitôt, qu’a-t-on vu ? Le préfet a envoyé des gardes-mobiles sur tous les points stratégiques pour empêcher des barrages routiers.
On ne pouvait pas avoir de meilleure démonstration que la fois dernière, le représentant de l’État avait délibérément opté pour un comportement partisan et politicien, au lieu de respecter les élus réunionnais. En a-t-il tiré des enseignements depuis ?
En tout cas, nous invitons le préfet à lire le discours tenu samedi dernier par le chef de l’État au Conseil national de l’UMP, où il rappelait notamment que « le président de la République n’est pas l’homme d’un parti » et que « la France a besoin de tolérance, (...) on doit refuser le sectarisme, qui est l’arme des faibles ». Effectivement, le représentant de l’État à La Réunion « n’est pas l’homme d’un parti ».
L. B.
Nos peines
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