Après la protestation, où est le projet pour sortir La Réunion de la pauvreté ?
25 juillet, parCombattre les causes du chômage de masse
13 août 2019, par

Lors d’une réunion au Rectorat le 5 juillet dernier, le recteur était intervenu pour dire à une parent d’élève qu’il ne fallait pas s’exprimer en créole lors d’une rencontre qui était paradoxalement consacrée à la langue créole à l’école.
Dans un communiqué diffusé hier, le CREFOM donne la position suivante :
« Le rôle du conseil académique des langues régionales est de veiller au statut et à la promotion des langues et cultures régionales dans l’académie, dans toute la diversité de leurs modes d’enseignement.
Dans un tel contexte, l’incident qui a eu lieu lors du conseil académique des langues régionales, le 5 juillet dernier, ne peut que nous interpeller : que penser du statut et de la promotion de la langue créole dans l’académie de La Réunion avec un tel signal envoyé par le recteur aux enseignants placés sous son autorité ? Parce qu’en dehors de cet incident, qui ne devrait rester que de l’ordre de l’anecdote – bien que hautement symbolique – le sujet de fond est en effet celui de la langue créole, du respect qui lui est dû, de sa défense et de son enseignement. »
C’est bien là une préoccupation partagée. A La Réunion, quelle que soit l’origine du recteur, sa responsabilité est d’appliquer la politique de l’État dans le domaine de l’Education. L’État étant la France, une ancienne puissance coloniale assimilatrice, il n’est donc guère étonnant que le responsable de l’Académie de La Réunion ait eu une telle réaction.
Cela fait réfléchir toutes celles et tous ceux qui pensaient que la nomination d’un Réunionnais à la tête du Rectorat de La Réunion allait apporter un changement. Car cet épisode rappelle bien que dans le domaine de l’éducation, les décisions sont prises à Paris en prenant d’abord en considération les intérêts d’un pays situé aux antipodes de La Réunion.
Ceci souligne donc que pour que la langue maternelle puisse faire l’objet d’une intégration dans l’enseignement à la hauteur de son importance fondamentale, il appartient aux Réunionnais de se prendre en main et de revendiquer que la responsabilité dans le domaine de l’éducation leur soit acquise. Difficile de faire l’impasse sur cette question si l’on considère que l’éducation est un des piliers du plan de développement durable et cohérent pour lequel le PCR propose aux forces vives de se retrouver et de travailler ensemble.
M.M.
Combattre les causes du chômage de masse
Mézami bann marmaye lékol lé an vakanss, mé pandann tan-la bann zadministrassion i prépar la rantré skolèr é biensir i fé an sort sa i spass dann (…)
In kozman pou la rout
« La Voix des Origines : Ces géants qui ont pensé l’Afrique unie » — Épisode 9 : Épilogue
Rapprocher les lieux d’habitation des bassins d’emploi
Un guide du randonneur avec des messages rappelant les bons réflexes
Archéologie : Un campement d’invaincus découvert
Relance du projet ferroviaire
Washington grand bénéficiaire d’une éventuelle dissolution de l’Union européenne
Na pwin lontan mi oi dann télé, in lanjin apré boulvèrs in kour lékol. Mi domann amwin pou kossa io fé sa, sirtou kan ou la bétone la kour-la na (…)
315 emplois supplémentaires en trois mois
Versement du reliquat de l’aide à la production de canne à sucre pour la campagne 2025-2026