Crise de l’eau à La Réunion : les réserves agricoles arrivent à sec
25 septembre, parLe Tampon : les retenues de Piton Sahales et des Herbes Blanches (plus de 600000 mètres cubes) sont vides
1er mars 2018, par

Selon la FAO, l’an dernier, la production agricole a battu des records en Afrique australe. Ceci a permis à des pays d’atteindre l’autosuffisance alimentaire et de constituer des stocks. 2017 a permis de compenser les pertes causées par la violente sécheresse de 2016. Mais 2018 s’annonce mal. En effet, le retour de la sécheresse est prévu. Mardi, la FAO a lancé l’alerte :
« D’après le SMIAR (Système mondial d’information et d’alerte rapide ), le nombre de personnes en situation d’insécurité alimentaire dans la sous-région est appelé à augmenter en 2018 et a donc inversé la tendance à la baisse signalée l’année dernière.
En 2016, la baisse de la production alimentaire en raison du phénomène El Niño a fortement contribué à augmenter le nombre de personnes en situation d’insécurité alimentaire dans la sous-région. Au Malawi, près de 6,7 millions de personnes étaient en situation d’insécurité alimentaire, tandis qu’elles étaient un peu plus de 4 millions au Zimbabwe. Selon des estimations officielles, la relance de la production céréalière sous-régionale, qui a atteint un niveau record en 2017, a permis de nettement diminuer les chiffres liés à l’insécurité alimentaire, avec notamment une baisse de 90 pour cent.
Au niveau des ménages, d’après le SMIAR, de nombreux petits exploitants agricoles et familles rurales tentent toujours de se relever après les pertes entraînées par la grave sécheresse provoquée par le phénomène climatique El Niño et risquent de connaître une récession. Cela est particulièrement le cas lorsque les récoltes de 2017 ont été insuffisantes, comme à Madagascar.
Cela devrait également être le cas dans les zones où les conditions climatiques ont été défavorables, tel que dans certaines régions du Lesotho, dans le sud et le centre du Mozambique, à l’ouest de l’Afrique du Sud, dans le sud de la Zambie et du Mali, à l’est du Zimbabwe et au sud-ouest de Madagascar. »
À cela s’ajoute l’expansion de la chenille légionnaire favorisé par la sécheresse. Ce ravageur peut infliger d’importants dégâts aux cultures.
Ceci signifie que nos voisins vont donc souffrir cette année de la faim par millions. Tout le monde est prévenu. Face à cette menace, quelle sera la position des responsables politiques à La Réunion ? Vont-ils rester les bras croisés et donner de La Réunion l’image d’un pays replié sur sa relation avec la France ? Ou alors vont-ils être les acteurs de la solidarité ?
J.B.
Le Tampon : les retenues de Piton Sahales et des Herbes Blanches (plus de 600000 mètres cubes) sont vides
Yèr matin mwin té apré rogarde nouvèl dsi antenne é l’avé in linvité téi parl dsi la farine maniok. Lo ga téi parl in kopérativ maniok dann sid (…)
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