Edito

Le sort de Julian Assange rappelle que seul le rapport de force compte

Ary Yée Chong Tchi Kan / 12 avril 2019

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Julian Assange a été extrait de l’ambassade d’Equateur par des policiers britanniques.

C’est très grave ce qui s’est passé dans les locaux de l’ambassade de l’Equateur qui est, par principe, un espace extra-territorial. Beaucoup de demandeurs d’asile politique ont trouvé refuge dans des ambassades. Mais les images que tout le monde a vues montrent que les démocrates et les militants de la Liberté ne peuvent pas compter sur les démocraties occidentales. La preuve par Edward Snowden.

Il était Consultant pour le compte la NSA-CIA. Il a fini par dénoncer la manière dont les Etats-Unis contrôlaient le monde, les Etats, les Chefs d’Etats et les individus. Il était courageux pour réagir à un scandale énorme. Après maints tractations, la Russie lui a offert l’hospitalité. Obama, le démocrate n’était pas content. Ce qui valu à Poutine et à son pays toutes les sanctions possibles afin de tenter d’asphyxier son économie et sa représentation diplomatique. Ils ont même collé des attentats avec des produits chimiques. Poutine a répondu par un engagement décisif en Syrie qui a changé le rapport de force global et placé les démocraties occidentales face à leur bêtises.

Depuis la Russie, Edward Snowden a qualifié l’arrestation d’Assange de “jour sombre pour la liberté de la presse”… “Les images de l’ambassadeur d’Equateur invitant la police secrète dans l’ambassade pour traîner dehors quelqu’un dont le travail journalistique - que ça plaise ou non - a été primé finiront dans les livres d’Histoire”. Il considère que la décision de l’Equateur est « une révocation extraordinaire et très probablement sans précédent de ce que les Nations unies considèrent comme un octroi d’asile légitime ». Il donne une leçon de Liberté d’expression aux détracteurs d’Assange : “Je n’ai pas à être d’accord avec la totalité du travail journalistique de quelqu’un pour être persuadé qu’il ne devrait pas être arrêté en raison de cela”.

Combien de fois avons-nous lu des critiques contre Poutine ? A La Réunion même, sur les réseaux sociaux. Avons-nous besoin d’être d’accord sur tout ce que fait Poutine pour remarquer que c’est dans des situations comme celles-là qu’on reconnaît son courage qui a permis de sauver la tête de Snowden.

Ary