Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
12 juillet 2005

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Dimanche dernier, 223.000 électeurs luxembourgeois ont été appelés aux urnes pour se prononcer sur le projet de Traité constitutionnel européen. Au Luxembourg, le vote est obligatoire et le plein emploi est quasi-atteint avec un taux de chômage de 3,8%. C’est le taux le plus bas d’Europe. Par ailleurs, au Luxembourg, le salaire minimal social est à 1.466,77 euros pour les travailleurs les plus précaires et à 1.760,12 euros pour les travailleurs qualifiés ; la rémunération annuelle moyenne des travailleurs était l’an passé de 46.300 euros par salarié. Voilà le quotidien des citoyens de cet État très prospère.
Dans ce pays, 126.000 électeurs ont voté “oui” (56,52%), et 97.000 (43,48%) ont voté “non”. Aussitôt, certains ressortent la “Constitution Giscard” du placard où les électeurs français et néerlandais l’avait placée. Elle n’est pas morte disent-ils. Or, dès hier, dans le quotidien luxembourgeois “Tageblatt”, membre d’un groupe de presse qui avait fait campagne à outrance pour le “oui”, Danièle Fonck remarquait notamment que "les 56,5% de “oui” luxembourgeois (...) ne représentent ni un raz-de-marée, ni un tsunami. (...) Le “oui” ne modifiera pas le “non” français et néerlandais. (...) Le Traité constitutionnel est mort".
Même dans un groupe de presse luxembourgeois dont l’hebdomadaire “Le Jeudi” avait barré jeudi dernier sa “une” du titre suivant "Pourquoi “Le Jeudi” di “oui”", on est conscient que le Traité constitutionnel européen refusé massivement à La Réunion et en France le 29 mai dernier est enterré.
Alors pourquoi certains veulent-ils s’entêter à faire passer en force un texte déjà repoussé par deux référendums dans deux pays fondateurs de l’Union européenne ? La démocratie se renforce chaque fois que ses choix sont respectés, et le “non” ouvre de nouvelles perspectives, n’en déplaisent à ceux qui ne tirent pas les enseignements du 29 mai et persistent sur la voie mortifère du tout-marché libéral.
Manuel Marchal
Nos peines
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