Edito

Le Tribunal Pénal International fait trembler Trump et ses conseillers

J.B. / 9 avril 2019

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Les Etats-Unis sanctionnent tout azimut. En fait, s’ils considèrent que les intérêts américains sont attaqués, ils sanctionnent ou traduisent en justice. Ils ont décidé que le Droit américain prime partout. Le cas de la fille du patron de Huawei arrêtée au Canada, à la demande des Etats-Unis, sans formalité, alors qu’elle y réside en est un exemple spectaculaire. Tant que sa culpabilité n’est pas prouvée, elle est réputée libre. Mais, pas pour les Etats Unis qui appliquent des lois d’exception. Cela s’appelle une dictature.

Et à force de croire que tout leur est permis, ils vont jusqu’à exécuter des crimes et couvrir des exactions criminelles. C’est ainsi que la Cour Pénale Internationale a démarré une enquête sur des faits ayant été commis en Afghanistan par des soldats américains. Trump et ses conseillers ont refusé des visas d’entrée aux Etats-Unis aux magistrats et personnels du CPI. C’est d’une gravité extrême.

Le Conseiller de Trump pour les affaires de sécurité nationale, John Bolton, déclare : « nous n’allons pas coopérer avec la CPI. Nous n’allons pas lui fournir d’assistance. » C’est ce même personnage qui assure que les Etats-Unis ont bien fait d’envahir l’Irak, alors que Colin Powel, ancien ministre de la défense, reconnaît qu’il avait menti à l’ONU en présentant un faux à la communauté internationale. Uniquement pour ça, les Etats-Unis devaient être traduits depuis longtemps pour crime contre l’humanité, assassinat de dirigeants d’un Etat souverain, etc.

Mais plus simplement, quand on a rien à se reprocher pourquoi refuser une enquête ? Pourquoi entraver la manifestation de la vérité ? Quand on s’estime si fort et bombe sa poitrine à la face du monde, pourquoi tremblent-ils ? Ces sanctions spectaculaires et inédites de Trump et ses conseillers sont des scènes de paniques qui prouvent que les juges du CPI sont près du but.

J.B.