Edito

Le typhon Hagibis rappelle le danger de la route en mer

J.B. / 15 octobre 2019

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Le Japon s’était préparé plusieurs jours à l’avance au passage du typhon Hagibis. Malgré toutes les précautions prises, le cyclone a causé la mort d’au moins 56 personnes, et d’importants dégâts. Il s’avère même que des déchets nucléaires provenant de la centrale de Fukushima ont été projetés dans la mer.

Le Japon est un des pays plus riches du monde. Il est également régulièrement touché par des cyclones. En conséquence, il dispose donc des moyens financiers pour soutenir une politique d’adaptation aux phénomènes climatiques extrêmes. Le passage de Hagibis montre que malgré tous ces moyens, la force de la nature reste la plus forte.

Hagibis était le cyclone le plus violent de ces 20 dernières années au Japon. Dans un autre pays, sans doute aurait-il entraîné un bilan encore plus dramatique. Les victimes des cyclones de ce début d’année en Afrique australe peuvent en témoigner.

Une fois de plus, le passage meurtrier d’un cyclone rappelle la vulnérabilité de La Réunion à ce type de phénomène. Cela rappelle qu’une des priorités des responsables politiques est de protéger la population de cette menace. Or, le projet de route en mer se situe exactement à l’opposé de principe de précaution. Les milliards qui sont nécessaires pour espérer continuer le chantier ne sont en aucune manière une assurance contre la puissance des cyclones. Il est donc clair que le viaduc, seul actif à mettre au bilan de Didier Robert, aura une durée de vie limitée. Cela montre bien que ce n’est pas en construisant dans la mer que l’on va régler les problèmes d’aménagement de La Réunion.

J.B.