Edito

Le voisin, ce compagnon de survie

J.B. / 20 mars 2019

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Toute la côte tropicale de l’Est Africaine a été touchée par le passage du Cyclone Idai, accompagné de vents violents et de fortes pluies. Les images qui proviennent du Mozambique, Malawi et Zimbabwe offrent un spectacle de catastrophe et de désolation. Le nombre de morts augmente sans cesse. Les pluies diluviennes ont causé les plus gros dégâts aux habitations, infrastructures et aux plantations. Beaucoup de personnes ont tout perdu. On imagine aisément toutes les souffrances liées au drame.

La solidarité s’organise et c’est bien. Cependant, en matière de catastrophe naturelle, l’intervention d’urgence doit être la règle. Dès dimanche, le Parti Communiste Réunionnais a lancé un appel à la solidarité d’urgence, notamment en direction de nos 2 principales collectivités. Le même jour, l’ONU a exprimé “sa solidarité avec les autorités du Zimbabwe et se tiennent prêtes à travailler avec elles pour répondre aux besoins humanitaires résultant de cette catastrophe”. La PAM (Programme Alimentaire Mondial) est déjà à l’œuvre et les dispositifs de la PIROI (Plateforme d’Intervention Régionale, organisme rattaché à la Croix Rouge, ont été déclenchés.

Force est de constater que l’intervention d’urgence est à revoir, en ciblant l’anticipation. Si nous sommes convaincus que le réchauffement climatique provoquera des situations inédites alors les priorités changent. L’urgence est l’éducation et la formation de la population. Le manque de préparation est criminel. Préparer la population à se prendre en charge, organiser des dispositifs simples de solidarité, prévoir des stocks de survie etc n’est pas un luxe. La réponse d’urgence se trouve dans la proximité. Ainsi, le voisin n’est pas l’ennemi mais le compagnon de survie.

J.B.