Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
23 mars 2005

Les séances du Conseil communautaire du T.C.O. sont des espaces où les décisions sur lesquelles les maires et premiers adjoints qui composent le Comité de concertation permanente (C.C.P.) ont déjà largement débattu et se sont accordés, sont tranquillement validées.
C’est dire qu’il n’y a jamais d’opposition, tout au plus quelques interventions qui se comptent sur les doigts de la main, pour appuyer tel ou tel point ou demander une précision.
Ce lundi 21 Mars, nous n’avons pas dérogé à une règle désormais bien établie. Au pupitre du professeur, Christian Papoussamy, calme, maîtrisant son sujet, dans un sobre et pédagogique résumé de chaque affaire annoncée par le président de séance Alain Bénard et soumise, selon l’expression consacrée, à la discussion et au vote de l’assemblée, Christian Papoussamy, disais-je, nous confie en quelque sorte où on en est de la vie de la Communauté d’Agglo de l’Ouest.
Les journalistes - présents ce soir là, ce qui n’est pas forcément le cas toujours - feuillettent le dossier qui leur a été remis. Ici, nous ne sommes ni au Conseil municipal de Saint-Denis, encore moins à une plénière du Département ou de la Région, ni même du Conseil économique et social. Rien ne se passe. Pas d’Ibrahim Dindar qui repousse les assauts d’un Michel Tamaya, pas de Yvon Virapin qui conteste un sénateur-maire, pas de Guy Jarnac qui s’en prend à tous ceux qui nous privent de liaisons satellitaires et égalitaires. Pas de joutes oratoires, pas de surprises, pas d’opposition, pas d’abstention : “Adopté... Affaire suivante...”
Ce lundi, nous insisterons tout de même sur l’attention qu’il faut porter aux logements réservés aux personnes que l’on dit à “mobilité réduite” quand on ne veut pas préciser simplement qu’elles sont lourdement handicapées. Et surtout, nous insistons sur les résidences pour personnes âgées. L’espérance de vie s’allongeant, il nous faut nous habituer à modifier la vision de notre habitat, quantitativement bien-sûr, mais aussi qualitativement pour que l’image du “mouroir collectif” ne vienne pas coller à ce que nous proposerons à nos vieux, c’est-à-dire, ne l’oublions pas... à nous-mêmes dans quelques temps !
L’occasion - preuve qu’au T.C.O., on est l’arme au pied - pour Patrice Marcel, chef de la cellule habitat de la maison, de nous rassurer : il y a une prise en compte de nos vieux parents, le T.C.O. a bien noté les remarques faites en commission.
Quelques questions encore qui ne soulèvent pas de réaction, si ce n’est ce petit mot qui, parti de l’arrière, remonte les rangées de tables tout en étant lu et finit devant ma voisine. J’y jette un bref coup d’œil et souris à mon tour : un petit malin y indique que, depuis toujours, 100 mètres carrés de terrain s’appelent un are, 10.000 mètres carrés un hectare, et que, depuis le début du mois de mars, “600 mètres carrés d’appartement valent un Gaymard”.
L’affaire numéro 11 passe comme une lettre à la Poste. Ici, les collègues manquent d’humour : la réglementation, pour rembourser à une habitante de la Chaloupe Saint-Leu la somme par elle trop versée de 14 euros, (oui 14 euros) ! oblige le TCO à saisir le Conseil communautaire ! Question qui aurait pu être posée : combien a coûté ce remboursement, en courriers, en timbres, en temps ?
L’importante question du Tram-Train est l’occasion de se féliciter de la position du T.C.O. pour lequel "le système de réseaux et tout particulièrement son “axe-majeur” le Tram-Train ne constitue pas une fin en soi, mais un puissant levier devant contribuer activement à la densification/requalification des villes et à la création de nouveaux espaces urbains d’intérêt micro-régional, voire régional". Je ne peux que me féliciter que les choses soient dites avec des mots aussi justes et aussi forts. C’est simple, c’est clair, c’est réfléchi. C’est honnête. Ça balaye les incohérences et certaines arrière-pensées politiciennes...
Encore une dernière question et c’est l’occasion pour Rivière Patrick, élu communautaire de Saint-Leu, de préciser l’importance que le C.N.A.R.M. accorde à la formation aux métiers de l’aéronautique.
Il est 19 heures. La séance peut être levée. Elle a montré qu’il y a une Communauté d’agglomération qui travaille et des élus de cette communauté qui approuvent ce qui s’y décide.
Les absents - comme dit l’autre - n’étaient pas là. Y insister n’est pas une lapalissade quand il s’agit toujours des mêmes.
Je le redis donc : les absents n’étaient pas là...
R. Lauret
Nos peines
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