Edito

Les distances de sécurité respectées dans les transports ?

Bertrand Ancelly / 3 juin 2020

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Depuis le début du déconfinement, nous voyons dans les bus des voyageurs qui se frôlent, qui se touchent, même. Aux heures de pointes, difficile d’éviter les contacts dans le bus. Évidemment, ce n’est pas toujours comme cela mais ceci démontre qu’il est impossible de faire respecter les gestes barrières.

Ces scènes se verront de plus en plus à la rentrée, où le nombre de voyageurs devrait continuer d’augmenter avec la reprise d’activité. Le nombre de bus devra être multiplié pour assurer une bonne distanciation. A bord, les usagers n’auront alors aucun mal à garder leurs distances. Marquages au sol, signalétique dans les couloirs et sur les arrêts pour réduire tout contact. Porte avant fermée, les usagers montent systématiquement par l’arrière. Plus aucun contact avec le chauffeur.
Sur les arrêts de bus, un peu plus de discipline est nécessaire, lorsqu’on voit des usagers avec leur gel hydroalcoolique entrain de se nettoyer les mains.

Autre scène étonnante, la non gratuité de ces masques alors que ce dernier est obligatoire dans les transports sous peine d’amende. Une tolérance a été observée au début mais plus depuis quelques jours. Depuis le 11 mai, c’est le contrôle systématique à l’entrée des bus, avec interdiction d’y entrer le visage découvert. Des contraintes et une appréhension qui ont poussé beaucoup de voyageurs à revoir leur trajet et leurs moyens de transport.
Les automobilistes se retrouvent un peu plus nombreux chaque semaine sur nos routes, entraînant des ralentissements et un degré de pollution en augmentation. Ce n’est pas une surprise : la route tient une place importante dans la pollution atmosphérique et le réchauffement climatique.

Bertrand Ancelly