Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
21 novembre 2008, par

Ce jeudi 20 novembre, nous avons célébré à La Réunion comme dans de nombreux autres pays la Journée Internationale des droits de l’enfant. Une date dont le Parlement français a décidé en 1995 de faire la “Journée Mondiale de défense et de promotion des droits de l’enfant”.
Cette célébration fait référence à l’adoption, par les Nations Unies le 20 novembre 1989, de la convention internationale de ces droits. Elle est un moment important pour prendre davantage conscience des nombreuses injustices commises contre les enfants dans le monde.
Dans la République, tout s’appuie sur un principe fondamental inscrit dans la loi : un enfant n’est pas un bien appartenant à quelqu’un ; c’est une entité juridique qui a des droits comme toutes les autres personnes. Cela signifie que même les parents doivent avoir avec leur enfant des rapports de droits, ce qui exclut des rapports de propriété, de domination, de sujétion et donc bien sûr de violence.
Grâce à cette protection juridique apportée par le législateur, on voit - à l’école comme ailleurs dans la vie de tous les jours - des enfants qui rappellent de plus en plus qu’ils ont des droits. Car trop souvent ces droits sont ignorés ou non respectés par les adultes.
L’État a donc joué un rôle positif d’un côté. Mais de l’autre, il n’assure pas assez sa mission d’éducation de la société sur les droits des enfants.
Ces carences entraînent de nombreuses distorsions dans les relations entre adultes et enfants. Cela va depuis le non-respect des droits essentiels et de la dignité des enfants jusqu’aux attitudes irresponsables de certains parents, pour lesquels tout est permis à leur enfant.
Dans notre société injuste, trop d’adultes voient leurs droits et leur dignité non respectés. Mais trop d’adultes ne savent pas non plus qu’ils doivent respecter et faire respecter le droit de chaque enfant non seulement à la protection et à l’affection mais aussi à l’éducation, à la santé, à l’autonomie, à l’esprit critique, à bâtir un projet de vie et à penser par lui-même.
Il y a donc tout un travail à accomplir, de la part des services publics de l’État, pour que les adultes sachent ce qu’ils doivent ou peuvent faire mais aussi sur ce qu’ils ne doivent pas faire à l’égard des enfants, et pour leur en donner réellement les moyens. C’est le travail de l’éducation sur les droits des enfants... et des parents.
L. B.
Nos peines
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