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9 décembre 2017, par

Le mandat du nouveau Président commence cette année par les élections en Corse pour installer l’Assemblée de Corse, qui seront suivies par le référendum d’autodétermination en Nouvelle Calédonie fin 2018. Ce sont 2 évènements majeurs de sa mandature, mais dont Emmanuel Macron n’est pas l’initiateur. Quelles leçons va-t-il tirer pour les Assises des Outre-mer et avancer vers son « véhicule législatif unique » ?
Dimanche, on votera en Corse pour le 2e tour des élections territoriales. Afin de rassembler davantage l’électorat du premier tour et attirer les abstentionnistes, la tête de liste de la coalition victorieuse dimanche dernier, Gilles Siméoni, a déclaré « Nous avons besoin de tout le monde parce que nous avons un pays à reconstruire ». Une telle déclaration appelle la classe politique française à saisir la main tendue.
La France n’ayant jamais été condamnée pour ses actes de guerre perpétrés sous la colonisation, son élite politique a cru qu’il fallait continuer la mission de civilisation et de pacification. Si la forme et la réthorique ont pu changer, le fond est resté de marbre. L’intégration et l’assimilation sont les 2 mamelles des adeptes d’un seul pays : la France, une seule langue : le français, une seule culture : la gauloise. Or, le processus d’autodétermination en Nouvelle Calédonie et celui conduisant à l’Assemblée Corse montrent que la voie du respect des spécificités et de la confiance réciproque est possible. Des provocations réactionnaires de dernière minute ne sont pas à exclure, mais ne sont plus crédibles.
La France n’ayant jamais fait le deuil de son empire colonial, son élite a étouffé toute volonté d’émancipation des “4 vieilles”. On qualifiait ainsi la Guadeloupe, la Guyane, la Martinique et La Réunion, car elles étaient des colonies de son premier empire, qui existait avant même l’annexion de la Corse. Après le vote du 19 mars 1946 abolissant le statut colonial des “4 vieilles“ et le refus d’appliquer la loi, un vent d’émancipation a soufflé sur ces pays. Le Parti Socialiste Guyanais a été crée en 1956. Le Parti Communiste Martiniquais a vu le jour en 1957. Le Parti Progressiste Martiniquais et le Parti Communiste Guadeloupéen ont été fondés en 1958. Le Parti Communiste Réunionnais a clôturé la liste, en 1959.
Soixante ans après, La Réunion est qualifiée par l’Insee de “Département socialement hors norme”. C’est un camouflet et une honte pour tous ceux qui, à Paris, ont combattu les mains tendues des colonisés et descendants d’esclaves, ces peuples qui avaient subi les conséquences de la mission civilisatrice de l’Occident. Les Réunionnais ont même été gratifiés d’un Premier ministre, battu dans sa circonscription en France, mais frauduleusement élu député à La Réunion ! Aujourd’hui, quels arguments disposent encore ces combattants d’arrière-garde pour contester une réalité historique qui a fini par s’imposer ? Dimanche, la Corse repensera la nouvelle France.
J.B.
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Yèr matin mwin té apré rogarde nouvèl dsi antenne é l’avé in linvité téi parl dsi la farine maniok. Lo ga téi parl in kopérativ maniok dann sid (…)
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