Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
25 juillet 2012, par

RIO+20 s’achevait tout juste que le changement climatique rappelait tous les humains à la triste réalité : sécheresse, inondation, fonte des glaciers, augmentation du niveau de la mer, etc. Devant des signes visibles et réguliers des désastres, il a été souligné le manque de volonté politique des états. On ne peut plus taire les informations liées à ces phénomènes naturels qui sont devenus quasi quotidiens.
En Russie, des pluies diluviennes ont causé la mort de plus de 150 personnes et laissé derrière elles un paysage de désolation et de dégâts. Dans un quartier de Pékin, capitale de la Chine, on dénombre plus de 37 décès à la suite d’inondations, des milliers de sans-abris, des dizaines de milliers de réfugiés, des voitures emportées ainsi que des dégâts causés aux infrastructures routières. De mémoire de Pékinois il faut remonter à plus de 60 ans pour connaître pareil déluge.
Aux États-Unis, où on est habitué à des tornades de plus en plus violentes, les scientifiques rapportent que l’augmentation du niveau de la mer est réelle et qu’il est nécessaire que les états engagent une politique d’adaptation.
Russie, Chine, États-Unis sont trois plus grands pays de la planète dont les richesses peuvent encore leur permettre de faire face aux dépenses soumises par ces phénomènes naturels. Mais pour combien de temps encore ? Cette situation met en exergue les États vulnérables et qui ne pourront pas sortir le chéquier pour se payer ce dramatique changement.
Il ne faut pas croire que cela n’arrive qu’aux autres. Chez nous, à Saint-Leu, plusieurs quartiers ont subi de lourds dégâts causés par les inondations. L’État vient de reconnaître l’état de catastrophe naturelle. Les victimes vont donc pouvoir constituer des dossiers pour être indemnisées, mais personne ne recouvrera la totalité de ses biens, ni sa tranquillité. Si toute La Réunion était soumise au même régime, qui paierait les conséquences ?
C’est la raison pour laquelle, tous les aménageurs publics et privés ainsi que les particuliers devraient être plus que jamais informés sur la politique d’adaptation au changement climatique prônée dans le rapport remis à l’ancien gouvernement par le président de l’ONERC, Paul Vergès.
A La Réunion beaucoup de personnes veulent être élues, mais aucun n’a encore pris l’importance d’anticiper la crise écologique. Les médias dominants organisent le silence sur le travail de Paul Vergès. Pourquoi cet ostracisme au moment où les élus sont dénigrés et sont jetés en pâture ?
J.B.
Nos peines
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