Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
19 juillet 2013, par

Le gouvernement a annoncé que le taux de rémunération du Livret A et du Livret de Développement Durable sera baissé à 1,25%. Il engage ce correctif pour tenir compte du ralentissement du taux d’inflation. Pendant ce temps, les grosses entreprises françaises engrangent des bénéfices records.
Le ministère des Finances a décidé de baisser le taux du Livret A et du Livret de Développement Durable de 1,75% à 1,25%. Ce qui a naturellement provoqué la grogne des petits épargnants. Pour réponse, le représentant du gouvernement a déclaré que le taux aurait dû être fixé à 1%, mais il n’a pas voulu être l’auteur de cette baisse historique. Car, jamais, le taux du Livret A créé depuis plus d’un siècle, n’a descendu sous la barre de 1,25%.
Trois remarques à retenir de cette décision.
Tout d’abord, en disant qu’il aurait pu fixer un taux différent, le gouvernement est pris en flagrant délit de manipulation des taux. Et, ce sont les épargnants populaires qui font les frais tandis que les grosses entreprises françaises qui pointent au Cac 40 se sont fait la belle. Ainsi, les actions du groupe assurance Axa ont réalisé une progression de 19,18% sur un an. Renault qu’on disait malade atteint 40% sur un an. Peugeot qui a été sorti du CAC 40 a fait un bond de 44%. Même le groupe Bourbon de Jacques de Châteauvieux atteint 17% sur un an. Tout se passe comme si le gouvernement protège les riches et s’attaque aux petits épargnants.
Deuxièmement, les gouvernements qui se sont succédé depuis 2008 ont utilisé l’argent des Livrets d’épargne rémunéré à bas coût pour injecter à perte dans une opération de sauvetage de la Banque franco-belge Dexia. Ainsi, ce sont 6,6 milliards d’euros qui sont partis en fumée. La France a utilisé l’argent des plus faibles pour renflouer des banquiers peu scrupuleux et des profiteurs de la spéculation. Les gouvernements de Paris n’ont pas eu le courage de laisser plonger la Banque Dexia pour sa gestion désastreuse, comme ce fut le cas pour Lehman Brother, aux États-Unis.
Enfin, si cette baisse décourage l’épargne populaire, elle est la bienvenue pour la ministre du Logement. Ce dernier compte utiliser à fond les volumes collectés pour investir dans le logement social par l’intermédiaire de la Caisse des Dépôts et Consignations, qui récupère à elle seule les 2 tiers de la collecte. Malgré tout, dans ce système d’inégalités, l’épargnant reste le grand perdant des décisions politiques.
J.B.
Nos peines
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