Edito

Les États-Unis champions du monde de l’ingérence dans les affaires d’autres États

J.B. / 20 juillet 2018

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Aux USA, une campagne est menée pour destituer Donald Trump. Une enquête est menée sur la base de soupçons de l’implication de la Russie dans la dernière élection présidentielle qui a vu la victoire du milliardaire. Le résultat du sommet d’Helsinki entre le président des États-Unis et celui de la Russie a accentué la vigueur de la campagne. Outre l’opposition, des membres du parti qui soutient Donald Trump s’y sont mis.

Il est pourtant un fait incontestable. Quelle que soit la tendance politique au pouvoir à Washington, les dirigeants des États-Unis se sont toujours illustrés par leur volonté de vouloir s’ingérer dans les affaires d’autres pays. C’est une constante depuis que les USA se sont affirmés comme une grande puissance au 19e siècle. Cela a d’abord touché les États du continent américain, puis cela s’est étendu au monde entier. La Syrie est le dernier exemple en date. Les États-Unis ont même bombardé des bases de l’armée syrienne en Syrie, or la Syrie est un État souverain.

Dans un passé pas si lointain, George Bush avait lancé une « croisade » et placé des pays sur « l’Axe du mal ». Y figuraient l’Irak, l’Iran, Cuba et la Corée du Nord notamment. Obama a continué cette politique, en ciblant cette fois la Syrie. Concernant Cuba, Washington n’eut de cesse d’essayer de renverser les dirigeants que les Cubains se sont choisis depuis 1959, date de la victoire des révolutionnaires sur les alliés des USA. L’armée des États-Unis occupe même une partie du territoire cubain, la base de Guantánamo. En Irak, l’armée américaine soutenue par l’OTAN a envahi le pays sur la base d’un mensonge proféré à la tribune du Conseil de sécurité de l’ONU. Colin Powell, qui avait alors mené cette charge, a d’ailleurs reconnu dans un livre-mémoire que la guerre contre l’Irak avait été lancée sur la base d’accusations montées de toutes pièces. La guerre a abouti à la mise en place d’un changement de régime.

Ces différentes ingérences sont d’une ampleur bien plus considérable que l’affaire visant Trump.

J.B.