Edito

Les Etats Unis, pays de la Liberté ?

J.B. / 16 avril 2019

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Le 19 décembre 2018, la Ligue de Base-ball cubaine signait avec son homologue des Etats Unis un accord qui garantissait les intérêts des sportifs des 2 pays. C’était un résultat obtenu après 3 années de discussions. Ainsi au lendemain de la signature de l’accord, José Dariel Abreu, déclarait : « Tous les mots ne sauraient exprimer pleinement ma joie et mon enthousiasme sincères lorsque j’ai appris que le commissaire Rob Manfred et Tony Clark avait trouvé un accord avec la Fédération cubaine de baseball. Savoir que la prochaine génération de base-balleurs cubains n’aura pas à subir le sort inimaginable des joueurs cubains qui les ont précédés est la réalisation d’un rêve impossible pour nous tous : mettre fin à l’exploitation des passeurs et des réseaux mafieux sans scrupules, dont les joueurs cubains étaient victimes. Aujourd’hui encore, je me sens toujours harcelé. La prochaine génération de joueurs cubains pourra signer un contrat avec la Ligue majeure, tandis qu’à Cuba, ils pourront disposer de leur argent comme n’importe quel autre joueur du monde, ils pourront revenir à Cuba, ils pourront vivre avec leur famille et ils pourront pratiquer le sport qu’ils aiment en évoluant avec les meilleurs joueurs du monde sans peur ni crainte ».

Eh ! Bien, cet accord vient d’être annulé par Trump. Son conseiller à la Sécurité nationale, John Bolton, a déclaré Vendrdi : « si les baseballeurs cubains veulent jouer dans des ligues majeures, ils n’ont qu’à s’enfuir Cuba. » Désormais, on en revient à l’accord de 2015 qui demande à un joueur cubain de signer un engagement « qu’ils ne sont ni membres du gouvernement cubain, ni du Parti communiste, et s’engager à ne plus revenir dans leur pays. » “L’argument avancé par Trump est que l’accord de décembre viole les lois du blocus, soi-disant parce que la Fédération cubaine de baseball (FCB) est une entité gouvernementale alors qu’en réalité « la FCB est reconnue en tant que fédération par tous les organismes sportifs internationaux, et non pas comme une entité gouvernementale. »

Cet éditorial a été conçu à partir d’un article de Granma, paru la semaine dernière par le journal du PC Cubain. En relayant l’information, nous montrons que c’est une plaisanterie quand certaines personnes continuent à citer les Etats Unis comme “pays de la liberté”.

J.B.