Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
3 avril 2017, par

La visite des deux membres du gouvernement en Guyane s’est soldée par un échec. Dernière à quitter le territoire, Ericka Bareigts, ministre des Outre-mer, avait mis sur la table des négociations un milliard d’euros. Cette somme est jugée insuffisante par les représentants des Guyanais qui demandent 2,5 milliards d’euros de plus. Somme minimale destinée à compenser des dizaines d’années d’abandon.
La Guyane permet en effet à l’Union européenne d’être une puissance spatiale de premier plan. La base de Kourou se situe près de l’Equateur, ce qui réduit le coût des lancements. Seulement, la Guyane ne bénéficie pas vraiment des retombées, car les impôts d’Arianespace ne sont pas payés en Guyane. Un autre manque à gagner vient de la propriété des terres. 80 % du foncier appartient à l’État. Sur cette superficie, les communes sont spoliées de la taxe foncière. Le gouvernement ne veut pas revenir sur ces points, et l’enveloppe d’un milliard est loin des 4 milliards attendus.
Les moyens financiers ne sont qu’un aspect du problème. Le collectif « Pou La Gwiyann dékolé », qui regroupe l’ensemble des mouvements protestataires, « demande au président de la République et au gouvernement d’entamer les discussions avec la société guyanaise afin d’ouvrir un débat clair, transparent, visant à doter notre pays, trop éloigné des centres de décisions hexagonaux, un statut particulier pour la Guyane », a déclaré Davy Rimane, un membre de la délégation. Le gouvernement n’a pas donné satisfaction.
En conséquence, le mouvement social se poursuit. Les excuses d’Ericka Bareigts au peuple guyanais n’ont pas été suffisantes car au-delà des paroles il faut des actes concrets. Ces actes ne sont pas venus. Par son attitude, le gouvernement confirme l’impasse du cadre.
Nos peines
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