Application de l’APE : vers plus de chômeurs que de salariés à La Réunion
8 août, parUne catastrophe se prépare dans l’indifférence
8 décembre 2016, par

Donald Trump a nommé Scott Pruitt à la tête de l’Agence américaine de protection de l’environnement. Scott Pruitt est connu comme un partisan des énergies fossiles, et affirme ne pas croire à la responsabilité des activités humaines dans le réchauffement climatique. Il est qualifié de courroie de transmission des compagnies pétrolières au Parlement des États-Unis, le Congrès. Cette nomination fait suite à celle de Harold Hamm en tant que conseiller du président élu des États-Unis à l’énergie. Harold Hamm est le PDG de Continental Ressources, compagnie pétrolière américaine.
Ces décisions vont dans le droit fil d’une campagne électorale au cours de laquelle Donald Trump s’est engagé à combattre les décisions visant à lutter contre le changement climatique. Il a publiquement nié ce phénomène, et a promis de remettre en cause la ratification de l’Accord de Paris.
Les choix de Donald Trump interviennent au moment où l’OPEP tente de faire monter les cours du pétrole en réduisant la production. Mais cette hausse a une limite. Le prix du pétrole ne peut pas dépasser celui de ses substituts. Or, au cours de ces dernières années, les États-Unis ont développé le pétrole de schiste. Extrait des roches du sous-sol, il permet de remplacer le pétrole classique venant aujourd’hui en grande partie du Moyen-Orient. La hausse du prix du pétrole rendra donc plus attractif l’usage du pétrole de schiste, au grand bénéfice des compagnies pétrolières des États-Unis.
Cette volonté de nier le changement climatique venant du président du plus grand pollueur historique est très inquiétante. L’année 2016 est en train de battre les records de chaleur établis pas plus tard que l’année précédente. C’est une crise environnementale sans précédent pour l’humanité, alors que jamais la population n’a été aussi élevée et que cette croissance démographique va se poursuivre tout au long de ce siècle. Cela signifie qu’il est urgent d’agir.
Mais l’arrivée au pouvoir de Donald Trump et les décisions qu’elle entraîne risque de ramener le monde plusieurs décennies en arrière, à l’époque où le changement climatique n’était pas connu. Si la première puissance économique remet en cause tous les progrès faits dans la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre, alors la catastrophe va s’accélérer.
J.B.
Une catastrophe se prépare dans l’indifférence
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