Application de l’APE : vers plus de chômeurs que de salariés à La Réunion
8 août, parUne catastrophe se prépare dans l’indifférence
2 juin 2016, par

Interrogé par l’AFP, François Jobard, prévisionniste à Météo-France, revient sur les crues importantes qui touchent actuellement la France :
« On a affaire à un épisode tout à fait exceptionnel au niveau des quantités d’eau recueillies. En 72 heures, de dimanche à mardi, on a observé sur les régions Picardie, Bassin parisien, nord de la Région centre, l’équivalent de deux mois de précipitations.
À cette époque de l’année, jamais dans ces régions on n’avait observé des pluies si durables et si intenses, et même toutes saisons confondues.
Il est tombé environ 120 mm de pluie à Orléans, dans le Loiret, c’est-à-dire deux mois de pluie, en trois jours.
Cet événement a « une durée de retour » de 100 ans : ça veut dire qu’en moyenne des intempéries pluvieuses si intenses se produisent une fois par siècle. Ca ne veut pas dire que le prochain événement se produira dans cent ans. Chaque année, on a une chance sur cent d’avoir de telles précipitations. »
D’après lui, « le changement climatique n’explique pas directement, précisément cet épisode pluvieux. C’est vraiment la situation météorologique synoptique, c’est-à-dire la position des anticyclones, des dépressions. C’est la position de ces centres d’action, qui est purement due au hasard, à la part chaotique de l’atmosphère, qui fait qu’on a une dépression à ce niveau-là et du coup des intempéries.
Néanmoins, on est dans une année très chaude. Du coup on a des masses d’air globalement plus chaudes, et un air plus chaud est plus capable de contenir de la vapeur d’eau, donc de l’eau. On a peut-être des perturbations plus pluvieuses du fait du réchauffement climatique, mais c’est difficile à dire.
Une situation dépressionnaire avec de l’air plus chaud conduira à plus de pluie qu’une situation dépressionnaire avec de l’air moins chaud. »
On peut imaginer les dégâts à La Réunion si en trois jours, il tombait l’équivalent de deux mois de pluies. François Jobard note également que le réchauffement de l’atmosphère favorise les précipitations. Cela rappelle une fois de plus le danger des eaux de ruissellement. Mais cette menace est-elle vraiment prise en compte à La Réunion ? À titre d’exemple, la Région avait proposé en 2007 la création d’une institution ayant pour mission de remplacer les radiers par des ponts, et d’endiguer les rivières jusqu’à leur embouchure. Près de 10 ans plus tard, les choses ont très peu bougé. La Région a changé de majorité et préfère investir dans un projet de route en mer. Ces 10 ans de perdu pour la sécurité de la population pourront-ils être rattrapés ?
J.B.
Une catastrophe se prépare dans l’indifférence
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Messages
2 juin 2016, 09:33, par ti-Louis
« et d’endiguer les rivières jusqu’à leur embouchure. »
Pour une meilleure compréhension, ne serait-il pas plus juste d’écrire : et d’endiguer les berges des rivières jusqu’à leur embouchure ?