Après la protestation, où est le projet pour sortir La Réunion de la pauvreté ?
25 juillet, parCombattre les causes du chômage de masse
8 janvier 2011, par

Les mouvements sociaux qui ont éclaté sur les sites de Bois-Rouge et du Gol ont donné lieu à d’intenses débats dont beaucoup, disons-le, manquent franchement leur but. Certes, les interruptions partielles des livraisons d’électricité ont été à l’origine d’inévitables ralentissements de l’activité. Certes, elles ont occasionné des désagréments aux individus. Mais c’est la Séchilienne-Sidec, entreprise aux mains d’un fonds de pension américain et l’État, qui ne lui a pas ménagé son appui, qui en est le premier responsable.
Car la revendication des travailleurs est d’une simplicité et d’une rigueur extrêmes : un texte accorde aux employés du secteur de l’énergie le droit de toucher un complément de rémunération de 53% dû à la vie chère. Dès lors qu’un fondement légal existe, comment peut-on refuser aux travailleurs ce qui leur est dû ? Le concept d’État de droit, dont se gargarise le pouvoir en place dès qu’il est question de réprimer et de surveiller, perd-il sa pertinence lorsqu’il s’agit de mettre en œuvre une disposition favorable au travail ?
La loi doit être appliquée, point à la ligne. Tout le reste n’est que mauvaise foi, malentendu volontairement entretenu et tentatives de diversion.
Reste que, dans ce domaine, les gouvernements successifs n’ont cessé de se refiler la patate chaude, sans jamais oser trancher. Mais le pire est que tout au long du mouvement social, on a pu entendre des fonctionnaires, pourtant eux-mêmes sur-rémunérés à hauteur de 53%, condamner les travailleurs avec une étonnante virulence, s’en prenant non seulement aux moyens employés par les grévistes, mais aussi à leurs revendications fondamentales.
Tout se passe comme si certains bénéficiaires d’un complément destiné à compenser la vie chère le refusaient aux autres… et comme si, aux yeux des pouvoirs publics, il est normal que les uns soient sur-rémunérés, et non les autres. Doit-on comprendre en ce sens les propos du représentant de Force Ouvrière, reprochant aux travailleurs en lutte « d’ouvrir la boîte de Pandore » ?
GGL
Combattre les causes du chômage de masse
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Messages
8 janvier 2011, 08:51, par richardon
cette gréve été compétement détournée de son véritable but ! les médias réunionnais s’en sont donné à coeur joie pour dresser le public contre les grévistes ! en particulier RFO Rèunion ! un commentaire de celle-ci parmis dautres : les Réunionnais sont en majorité contre la gréve des employés d’EDF ! donc il faut que ceux-ci cessent la gréve ! quand est-il lorsque la majorité des Réunionnais et des Métropolitains réjètent la retraite à 62 ans ? SARKOZY a t-il retiré sa loi ? 2 poids et 2 mesures comme d’habitude pour RFO Réunion !
8 janvier 2011, 13:38, par ùXBä
Le système de sur-rémunération des fonctionnaires dans les Dom est devenu au fil du temps une anomalie archaïque...en 1946 , il s’agissait de motiver des agents de l’Etat à venir exercer dans une île éloignée , difficile d’accès , et aux conditions de vie difficiles , pour participer au développement de ce jeune département.
Le système a sans conteste permis d’atteindre un niveau d’organisation et de développement qui a totalement transformé les conditions de vie...
Mais c’est bien là que le bât blesse , car aujourd’hui , vivre ici est devenu bien plus agréable , à l’exception du niveau très élevé du coût de la vie !
Or l’écart de revenu entre les 60 000 agents publics actifs ou retraités qui bénéficient du système , et le reste de la population , tous les salariés au smic ( une majorité ) les petits retraités , les chômeurs , les bénéficiaires de minimas sociaux etc..est devenu tellement criant que l’on peut le qualifier " d’apartheid économique " !
Comment accepter que seule une partie de la population soit protégée du fléau que constitue la vie chère dans ce département ?
il serait grand temps de revoir de A à Z ce système , sans faire cadeau des fonds existants à l’Etat bien évidemment , mais en redistribuant cette " manne " à hauteur de 300 ou 400 Euros pour l’ensemble des foyers concernés , avec un plafond de ressources , à travers une caisse gérée localement !
Ceci aurait pour effet de réintroduire dans le circuit économique des sommes que les gens dépenseront au lieu de les thésauriser , on mettrait aussi un frein aux nombreux effets pervers de ce système dépassé , en particulier l’effet de hausse sur le prix de l’immobilier et des biens de consommation en général..
L’efet serait aussi bénéfique sur les flux migratoires France/Réunion , car ce système attire trop de " chasseurs de primes " venus de métropole pour venir ici occuper des postes alors que nous avons ici 130 000 chômeurs....
Tout ceci n’exonèrerait en rien nos responsabilités à lutter contre les abus des entreprises , en particulier celles en situation de monopole , il faudrait quand même que nous puissions savoir un jour comment se forment les prix à la Réunion !