Crise de l’eau : alerte générale à La Réunion
6 août, par180 litres d’eau par jour par personne : droit dans le mur
29 août 2017, par

Effacer le changement climatique du contenu de sites web gouvernementaux n’empêche pas la réalité de reprendre rapidement ses droits, c’est ce que rappelle le cyclone Harvey au moment où Donald Trump a banni l’expression « changement climatique » du langage officiel de son pays. Rappelons que les États-Unis restent un pollueur historique, et son retrait de l’Accord de Paris ne protègera pas sa population des effets du changement climatique.
La ville de Houston croule sous des trombes d’eau. Cette agglomération de plus de 2 millions d’habitants subit également les effets de la vague de tempête. Le choix de concentrer activité économique et population dans ce secteur résulte pourtant d’une précédente catastrophe. Au 19e siècle, la ville la plus importante du Texas est située sur l’île de Galveston. Surnommée le Wall Street du Sud, elle compte 45.000 habitants en 1900. C’est alors qu’un cyclone s’abat sur Galveston. Les vagues sont plus hautes que le point culminant de l’île. La tempête terminée, les dégâts sont considérables et 8.000 victimes sont dénombrées, ce qui correspond à 20 % de la population. Une digue est construite, mais Galveston perd alors de son importance au profit de Houston, un port moins exposé aux effets des cyclones.
Houston est devenue la ville la plus importante du Texas et elle compte 2 millions d’habitants. Elle vient d’être touchée par le cyclone Harvey. 6 morts sont à déplorer. Entre ces deux catastrophes, le changement climatique a commencé à faire ses effets. Houston sera donc toujours plus vulnérable à ce genre de phénomène, en raison de la montée du niveau de la mer. Pour protéger la population, d’importantes infrastructures devront être reconstruites face à l’océan. Ce danger est commun à toutes les villes situées sur les littoraux. Cela concerne donc notre île, qui se situe dans une région où les cyclones peuvent frapper. L’adaptation au changement climatique est donc bien un des grands défis de ce siècle.
J.B.
180 litres d’eau par jour par personne : droit dans le mur
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