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11 mai 2016, par

Le gouvernement a décidé hier d’utiliser l’article 49-3 de la Constitution pour faire adopter sans vote la loi El Khomri. Ce sera fait à condition que l’Assemblée nationale vote la confiance au gouvernement à la suite d’une motion de censure déposée par l’opposition. Cette procédure met fin à tout débat parlementaire sur un texte qui remet en cause le Code du Travail. Cette décision n’a pas manqué de susciter de nombreuses réactions, en particulier du côté des syndicats qui demandent le retrait pur et simple du projet de loi El Khomri.
CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, FIDL ont publié hier un communiqué commun.
« Cette situation renforce la nécessité d’amplifier les mobilisations déjà engagées le 12 mai sur tout le territoire.
À partir de tous ces éléments, les organisations syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires et les organisations de jeunesse, UNEF, UNL et FIDL invitent leurs structures à organiser des assemblées générales avec les salarié-es pour débattre des modalités d’actions, de la grève et de sa reconduction.
Elles appellent leurs organisations à construire deux nouvelles journées de grèves et manifestations le mardi 17 mai et le jeudi 19 mai prochains.
De plus, elles n’écartent aucun type d’initiatives pour les semaines à venir, y compris une manifestation nationale ».
Avant même l’annonce de cette procédure exceptionnelle pour adopter une loi, les députés réunionnais avaient une position très claire. Seul Patrick Lebreton était prêt à rejeter le texte. Ce n’est pas le cas d’autres parlementaires comme Huguette Bello à la position plus ambiguë. Contre la loi mais pour négocier des modifications à la marge avec le gouvernement. En effet, cette dernière a déclaré avoir déposé des amendements pour améliorer le projet de loi El Khomri. Cela voulait dire que pour que ces amendements puissent s’appliquer, la loi devait être adoptée, ce qui impliquait forcément un vote pour. À moins de voir cette parlementaire voter contre une modification de la loi qu’elle a déposée. Cet amendement portait sur l’extension des conventions collectives à La Réunion. Une pure action de communication, car justement le projet de loi El Khomri réduit à néant l’efficacité des conventions collectives, en privilégiant la création d’un Code du travail spécifique à chaque entreprise. C’est ce que rappelle le communiqué des syndicats CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, FIDL :
« Un code du travail par entreprise à l’opposé de la « hiérarchie des normes », élément protecteur et égalitaire, perdure dans le projet de loi. Scandaleux ! ».
Vendredi, ce sera le vote de la motion de confiance. Mais quoi qu’il arrive, les syndicats maintiennent la mobilisation. C’est donc dans la rue que se situera le terrain des luttes et plus à l’Assemblée nationale.
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Messages
17 mai 2016, 21:48, par un réunionnais
Peut-on encore parler de démocratie ?Quelle hypocrisie de la part de nos gouvernants . Le peuple qui a élu ses représentants a montré sa désapprobation à l’égard de cette loi par des manifestations . Que fait le gouvernement ? On l’a fait passer de force. Et on entend clamer haut et fort que nous vivons dans une démocratie . Avez-vous Messieurs oublié la définition de ce mot ? C’est à croire que oui