Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
6 avril 2016, par

« L’Etat policier qui nous bâillonne », ce propos tenu hier par un jeune manifestant à Paris illustre le nouveau pas franchi par la mobilisation contre la loi El-Khomri, ainsi que par la répression. Hier, à l’appel de l’UNEF et des syndicats lycéens, les jeunes étaient appelés à une nouvelle journée d’action. Le gouvernement comptait sur les vacances dans une partie des académies en France pour que le mouvement s’essouffle. Les faits ont surtout démontré qu’il a renforcé le dispositif policier.
En effet, hier en arrivant au lycée, les jeunes de la région parisienne ont été surpris par la présence beaucoup plus importante des policiers, présents aux aurores devant les établissements. Les contrôles d’identité et ce déploiement de force ont sans doute joué dans la diminution du nombre de lycées bloqués. Malgré tout, les syndicats en ont dénombré plus d’une centaine hier.
Dans le même temps, policiers et CRS étaient également là pour filtrer les accès aux lieux de rassemblement à Paris.
Cette tension palpable a dégénéré en affrontements à plusieurs reprises. À Paris, des manifestants ont été encerclés et aspergés de gaz lacrymogène, rapporte Le Monde. Notre confrère indique également qu’une manifestation a été bloquée dès le départ par des CRS qui ont barré la route. Il y eut ensuite des échanges de tirs de grenades et de jets de pavé. À Rennes, les jeunes ont bloqué la gare pendant deux heures, empêchant la circulation des trains.
Le rendez-vous est donné pour samedi 9 mars, date d’une seconde journée d’action après celle réussie du 31 mars. Cette fois, les syndicats seront dans la rue aux côtés des jeunes qui refusent le modèle de société que veut imposer la loi El-Khomri. Ils voient dans le projet de Loi Travail la porte ouverte à une vie de précarité. À La Réunion, l’Intersyndicale organise samedi deux défilés à Saint-Denis et à Saint-Pierre. Dans notre île, les conséquences de l’application d’un tel texte seront encore plus graves qu’en France. Les récentes manifestations à Saint-Denis ont en d’ailleurs rappelé l’ampleur de la crise sociale.
J.B.
Nos peines
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