Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
13 janvier 2017, par

Le 29 novembre dernier, le groupe CRC du Sénat dont fait partie Gélita Hoarau avait déposé un projet de loi visant à abroger la Loi Travail. Adopté sans débat par le Parlement à la suite de l’utilisation de l’article 49-3 de la Constitution à l’Assemblée nationale par le gouvernement, ce texte est porteur d’importants reculs sociaux. Plusieurs de ses dispositions sont déjà applicables depuis le 1er janvier.
En France et à La Réunion, une mobilisation importante avait eu lieu contre l’adoption de ce texte. Elle s’était aussi inscrite dans la durée. L’utilisation de l’article 49-3 à l’Assemblée nationale avait entraîné en première lecture le dépôt d’une motion de censure visant le gouverment. Les députés communistes avaient voté pour cette motion.
Dans cette logique, le groupe CRC a donc déposé un projet de loi visant à abroger la Loi Travail. Le vote a eu lieu mercredi. Le groupe Les Républicains a choisi de s’abstenir, tout comme le groupe UDI et le groupe Ecologiste. Le texte a été rejeté par une coalition composée de la quasi-totalité des groupes socialistes et RDSE. Michel Vergoz, sénateur socialiste de La Réunion, s’est conformé à la discipline de son groupe et a voté contre la suppression de la Loi Travail.
Ce vote confirme que du côté du PS et de ses alliés, la ligne est de continuer à soutenir le texte adopté contre la volonté d’un des plus grands mouvements sociaux de ces 50 dernières années. La lecture du programme du candidat Les Républicains à la présidentielle n’est guère rassurante à ce sujet. Il veut aller encore plus loin dans la remise en cause des droits des travailleurs.
Les projets des partis qui se succèdent à la direction de la France ne sont donc pas pour la remise en cause de la marche vers la régression sociale. Quant à l’extrême droite, les travailleurs n’ont rien à attendre d’une idéologie qui a toujours constamment privilégié les intérêts des plus riches en cherchant à diviser les victimes du système.
Pour La Réunion, les conséquences de la Loi Travail seront encore plus désastreuses qu’en France, car notre pays est touché par un chômage trois fois plus important. Toute mesure visant à favoriser les licenciements ne peut donc aboutir qu’à un appauvrissement des travailleurs. Une autre politique est urgente. Elle passe par le droit pour les Réunionnais de dire ce qui est bon pour eux, et d’appliquer la politique allant dans ce sens.
Nos peines
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