Qui a politisé l’avenir de l’économie sucrière ?
23 septembre, parDes fonctionnaires parisiens viennent dans notre pays pour discuter de l’avenir de la canne à La Réunion
10 avril 2019, par

La première manifestation des Gilets Jaunes a eu lieu le 17 novembre 2018. A La Réunion, en 48 heures, tout était paralysé et les magasins pris d’assaut. Dans une semaine cela fera 4 mois que le Président de la République et son gouvernement n’arrivent pas à dégager une plateforme capable de rassembler une majorité en faveur d’une sortie de crise.
Un tel mouvement social de protestation est exceptionnel par son ampleur, sa durée et ses conséquences. En réponse, les autorités ont usé et abusé de la violence policière. Le nombre de personnes qui ont perdu un œil montre qu’une consigne précise a été donnée. Des images d’une violence inouïe ont fait le tour du monde au point que la France a perdu le label de la Liberté et de la Fraternité. Même l’ONU a dû faire un rappel à l’ordre à la France. C’est du jamais vu !
Cette semaine, on voit le Premier ministre monter au créneau afin de préparer le terrain aux annonces du Président suite au Grand Débat. Le test est cousu de fil blanc et les premières restitutions sont loin des attentes de la population. Le PCF a raison de noter que la démocratie manque à la liste du gouvernement. Pourtant, c’est bien l’absence de considération des citoyens qui a conduit à cette situation de non retour. Le RIC (référendum d’initiative citoyenne) était la revendication la plus partagée.
Après les Européennes, Macron fera un déplacement à La Réunion. Qu’attend-il du peuple réunionnais ? Que peuvent attendre les Réunionnais de cette visite ? C’est à La Réunion que la crise a été la plus profonde et qu’il a même fallu décréter le “couvre-feu”. Il n’y avait rien d’équivalent en France. Le contraste, c’est qu’un mois avant, Madame Girardin avait effectué une visite ministérielle très cool. Le PCR avait une analyse différente de ce “cooling attitud” et avait sollicité un rendez-vous à la Ministre. Yvan Dejean et moi-même avions remis à son conseiller “une note” en Préfecture, le dimanche 20 octobre.
Nous avions expliqué que ce calme n’était qu’illusion. La situation nécessite une prise de conscience de tous les acteurs et un traitement circonstancié des urgences. Une visite parisienne supplémentaire ne changera rien. En effet, nous sommes dans l’œil du cyclone depuis un bon moment. Le phénomène ne peut pas se résorber seul, encore moins depuis Paris. Les Réunionnaises et Réunionnais doivent agir de concert et anticiper le pire.
Ary
Des fonctionnaires parisiens viennent dans notre pays pour discuter de l’avenir de la canne à La Réunion
Mézami dopi la rantré, néna in loi pou défann rogarde son téléfone dann lissé. I paré sa sé l pli gran bien bann lisséin. I paré konmsa zot va (…)
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