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21 décembre 2011, par

La saison des vœux a démarré. Sous nos latitudes, celle-ci correspond à la période cyclonique. La première donnera libre cours à toutes de sortes d’éloges personnels et de satisfécits, assortis de promesses pour l’année nouvelle. La deuxième est nécessaire parce qu’il nous apporte la pluie mais provoque des dégâts si nous sommes mal préparés à y faire face. Mais dans les 2 cas, l’ignorance est dramatique.
Au début de cette année 2010 qui s’achève, Nicolas Sarkozy avait déclaré que grâce au modèle français la « récession fut moins sévère, d’une durée plus courte que ce que connurent nombre de nos partenaires… » L’année 2010 c’est l’espérance, car « la croissance revient… » Chacun d’entre nous peut vérifier. La récession s’est accentuée. La note française a été dégradée. C’est le signe que les agences de notation ne croient pas du tout à la reprise, actuellement. La croissance est négative. Or, le budget 2012 a été voté sur la base de recettes tirées par une croissance supérieure à 1%. Ce budget est donc « insincère ». Dans ces conditions, il n’y a pas de quoi bomber le torse en se moquant de « nos partenaires » qui sont moins bons que nous. A-t-on déjà vu un bon élève aligner ses performances sur les derniers de la classe ?
Pour l’heure, ce sont les Philippines qui subissent lourdement les conséquences du passage d’un cyclone. Près de 1000 morts et la désolation partout. Les pertes sont immenses. Dans la série, « cela n’arrive pas qu’aux autres », ce cyclone dévastateur nous ramène à notre propre réalité. Cela fait un bon moment que nous n’avons pas subi un phénomène d’une telle violence. Les anciens vous diront que « c’est pour cette fois ». Et, on est soulagé à chaque fois que le météore nous frôle ou bien nous évite. Nous sommes contents quand cela nous amène de la pluie, sans laquelle il est impossible de restaurer nos nappes phréatiques et reconstituer nos sources et cours d’eau.
Les vœux comme les cyclones font partie de nos réalités. Dans les deux cas, l’ignorance est dramatique. On ne peut pas freiner ou dévier un cyclone. Et quand bien même cela serait possible, nous avons besoin de la pluie pour l’équilibre bio-social. Le risque de sécheresse et de pénurie d’eau existe. Nous devons nous y préparer car personne ne peut maîtriser un cyclone. Les changements climatiques compliquent nos inquiétudes car ils impactent le « comportement » des cyclones. Ce qui se passe actuellement aux Philippines peut nous tomber dessus à tout moment. Nous devons nous y préparer par l’éducation à la prévention : informer et sensibiliser sur les mesures de protection. Quant aux vœux, ce sont des rituels que les pires démagogues utilisent pour chloroformer et tromper la population tandis que la situation se dégrade dangereusement. Ne pas informer correctement les citoyens expose à des lendemains qui déchantent.
Pourquoi ne pas éduquer la population à comprendre les phénomènes complexes et leurs conséquences sociales ? Maintenir la population dans l’ignorance, n’est ce pas irresponsable ?
J.B.
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