Edito

Maire, conseillère régionale, Présidente du Centre de Gestion, vice-présidente de la Civis et conseil stratégique du Président de l’université

David Gauvin / 28 janvier 2021

Ce ne sont là que les quelques casquette de la nouvelle maire de St Louis. Cette génération qui dit avoir compris le ras-le-bol de la population sur le cumul des mandats et des fonctions souhaite réinventer la politique. Mais ils sont au contraire les derniers rejetons d’un système qui s’éteint de lui-même. L’arrivée de jeunes et surtout de femmes aux responsabilités a été salué par beaucoup de monde comme un signe de revitalisation de notre vie démocratique. Mais les pratiques sont-elles à la hauteur des attentes ?

JPEG - 13.7 ko

Alors, on promet la fin de la chasse aux sorcières dans le personnel communal. Et que fait-on, on casse par décision unilatérale les avancées actées par la municipalité précédente. Et encore on invente le droit pour se justifier.
La justice est venue redresser cette injustice, et la municipalité va voir ses finances grevées d’un million d’euro d’indemnité. Les employés vont être réintégrés dans leurs droits et leurs dignité de travailleurs. Au lieu de mettre en place une politique d’emploi et de compétence pour un haut niveau de service public, on préféré régler des comptes.
On promet d’être une élue à temps plein au service de la population. Et que fait-on, on chasse le mandat et les indemnités afférentes. Alors, comment peut on cumuler 4 ou 5 journée en une seule ? On peut légitimement se poser la question.
Et on apprend qu’en même temps elle va conseiller le président de l’université dans le cadre d’un emploi de catégorie A+. On peut en déduire sans aller chercher bien loin que le seuil d’écrêtement des indemnités doit être atteint soit 1,5 fois le plafond des indemnités de parlementaire. A cela s’ajoute la rémunération de l’université. On doit être au-delà des 10 000 euros par mois.
Et bien sûr, pour faire bien on promeut la déontologie comme pierre angulaire de son action. Mais est-ce vraiment légal, la distribution de plus de 4000 colis alimentaires en période de confinement financée par des entreprises privées ?
En droit électoral, cela s’appelle un financement de campagne par une personne morale. Et cela est totalement prohibé. Les promesses du début ont été battus en brèche. Ce ne sera malheureusement pour la commune de St Louis/ La Rivière qu’un mandat pour rien. Et pourtant les défis sont grand avec cette population en grande souffrance.

« On ne fait pas de politique avec de la morale, mais on n’en fait pas davantage sans. » André Malraux

Nou artrouv’

David Gauvin



Un message, un commentaire ?

Signaler un abus



Messages






  • Quand l’exercice d’un mandat politique devient un métier qui exige une formation adéquate souvent coûteuse , des qualifications de très hauts niveau et surtout beaucoup de temps consacré aux citoyens tous les jours y compris les jours fériés ,un seul mandat dans les conditions de rémunérations actuelles des élus , n’est souvent pas suffisant notamment pour les petites collectivités .

    La notion de mandat unique doit être appréciée différemment selon selon le niveau politique du mandat . Les mandats nationaux ont besoin de s’appuyer sur des bases locales , et je pense que les parlementaires devraient pouvoir conserver au moins un mandat local sans que celui ci soit forcément un mandat exécutifs de premier plan .

    En revanche pour la gestion des mandats locaux , il faudrait distinguer la taille des collectivités . Il est évident que la gestion d’une ville grande ville , d’un département ou d’une région exige beaucoup plus de temps et de qualification que celle d’une petite commune et le cumul des mandats devrait être interdit pour les grosses collectivités pour garder une certaine indépendance d’une collectivité à l’autre . Mais si on veut avoir des bons élus qualifiés et motivés dans les petites collectivités locales il faut leur permettre de cumuler certains mandats qui peuvent être complémentaires et permettre le cumul des mandats et de certains emplois qui ne permettent pas des conflits d’intérêt. Si non il faut augmenter sensiblement la rémunérations des mandats dans les petites collectivités qui exigent quand même un niveau de qualification élevé et beaucoup de disponibilité , mais il y a aussi la solution qui consiste à diminuer le nombre de collectivités locales en encourageant les fusions de communes là où c’est possible (surtout en métropole où il existe de nombreuses communes de moins de 500 habitants )

    Le cumul des mandats mandats politiques doit être abordé sous des angles différents qui peuvent nous amener à des conclusions différentes , mais dans un pays où il existe plus de 36000 collectivités locales indépendantes les unes des autres mais souvent complémentaires et plus d’un millier d’élus nationaux qui doivent s’appuyer sur les réalités locales pour déboucher sur une gestion nationale cohérente , le cumul peut souvent permettre une meilleure gestion de l’intérêt général s’il est contrôlé correctement par les juges administratifs .

    Article
    Un message, un commentaire ?






  • Pourquoi ne pas se pencher aussi sur le cas du "jeune" Emmanuel Séraphin ? Pour rappel , il est président de la TCO - 1er adjoint au maire de St-Paul - Délégué à l’aménagement - Président de la Commission d’appel d’offres - Président de la Commission des services publics - Président de l’Office de tourisme de l’ouest - Siège au sein du conseil de surveillance du Grand Port Maritime et j’en oublie...... Celui la même qui chaque jour Dieu donne , fustigeait Sinimalé pour ses mandats . A méditer .

    Article
    Un message, un commentaire ?






  • M Malilot Bonjour .
    Actuellement un parlementaire peux être ,aussi conseiller municipal ( sans être ni maire, ni adjoint) ; ou conseiller départemental ou régional ( sans être ni président, ni vice Président). c’est le cas pour certains et certaines d’entre eux. Une seule de ces trois fonctions.
    De plus la plupart ont des bureaux dans leurs circonscriptions ou départements.
    Donc ils peuvent être au courant des situations locales.
    Au niveau de la taille de la commune, il est évident qu’entre . la situation de Lourdios-Ichère ( 130 habitants), où le député Jean Lassalle a du laisser sa place, et un ville comme Paris, Marseille, Lyon Bordeaux ou m^me Saint Denis la situation est différente .
    Mais où est le seuil ???

    Article
    Un message, un commentaire ?