Edito

Martine Aubry contre la casse de « 50 ans de progrès social »

J.B. / 27 mai 2017

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Le 25 mai dernier, Martine Aubry a dénoncé la tentative d’Emmanuel Macron de disposer d’une majorité à l’Assemblée nationale. « Avoir un Parlement à sa botte, ce n’est pas la démocratie. Un Parlement est là pour contrebalancer l’exécutif », a-t-elle dit. Elle fait part de ses craintes quant à une dérive vers « l’autoritarisme » que pourrait constituer une Assemblée composée majoritairement de députés « béni oui-oui ». Selon elle, le nouveau président de la République ne connaît pas les problèmes des Français car il a grandi « dans un milieu protégé à Amiens ».

Celle qui était la ministre du Travail qui a fait voter la loi sur les 35 heures juge sévèrement la volonté du nouveau pouvoir d’aller plus loin que la Loi Travail. En effet, le gouvernement planche sur une loi qui veut renforcer la prédominance des accords d’entreprise sur la loi. Or, dans l’entreprise, « il n’y a pas d’égalité entre le patron et les salariés. La loi est là pour rétablir » un équilibre, a-t-elle rappelé. Elle déplore que ce projet de loi ait pour conséquence de « casser 50 ans de progrès social ».

C’est un point de vue qui rejoint ceux qui, comme le PCR, sont engagés dans la campagne des législatives afin de faire élire un maximum de députés issus des forces de progrès. C’est la condition nécessaire pour empêcher que le gouvernement puisse appliquer une politique de casse sociale.

La prise de position de Martine Aubry vient d’une responsable historique du Parti socialiste. Elle permet de clarifier une fois de plus la position des députés socialistes sortants de La Réunion. Tous se représentent en cachant leur étiquette socialiste et en se proclamant comme partisans d’Emmanuel Macron. Ils envisagent de siéger dans la majorité qui soutiendra le nouveau gouvernement. En faisant cela, ils sont donc complices d’un programme qui vise à « casser 50 ans de progrès social ».

Cela signifie qu’à La Réunion, Ericka Bareigts, Monique Orphé et Jean-Jacques Vlody ne sont pas des candidats des forces de progrès. Les électeurs savent donc ce qu’il reste à faire pour élire des députés qui défendent leurs intérêts : reporter leurs suffrages sur les candidats des forces de progrès dont font partie ceux présentés par le PCR.

J.B.