Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
25 février 2012, par

À la sortie de la réunion du Conseil des ministres de ce mercredi, Valérie Pécresse, la porte-parole du gouvernement s’est exprimée sur la crise sociale à l’île de La Réunion. Hier, Claude Guéant, le ministre de l’Intérieur et de l’Outre Mer est intervenu sur les ondes en direct. Entre-temps, la ministre de l’Outre Mer s’est fendue d’un communiqué.
Enfin, le bruit des manifestations sociales réunionnaises arrive dans les oreilles des Parisiens. Leur réaction montre également leur rôle dans la chaîne des responsabilités de ce qui arrive. Ils entendent, mais n’écoutent pas.
En effet, depuis plus d’un demi-siècle, c’est bien le gouvernement qui décide de TOUT. Les ministres fixent les prix et les revenus. Ils décident d’attribuer un revenu indexé à certaines catégories de la population, mais refusent absolument de l’élargir aux allocataires des minimas sociaux ainsi qu’aux travailleurs percevant le SMIC. Ainsi, ils provoquent et entretiennent des inégalités et des injustices qu’ils n’auraient jamais acceptées pour Paris.
Ces injustices et ces inégalités criantes sont dénoncées dans tous les rapports, tout le monde en parle, mais ils n’ont pas le courage de corriger leurs contradictions. Pire, ce sont les victimes qui sont montrées du doigt et méprisées.
Ce sont les mêmes qui décident du programme de logement et son mode de financement lesquels provoquent une pénurie de logements qui se monte à 26.000 unités. Cela crée une souffrance impossible à comprendre à Paris pour des ministres qui n’ont pas de problèmes d’hébergement.
Quand le feu embrase tout notre patrimoine mondial forestier, c’est toujours les mêmes qui décident d’envoyer le Dash 8 ou pas. Nous les retrouvons à la manœuvre pour envoyer des escadrons de policiers aux revenus indexés contre une population dans le désespoir où la jeunesse représente 60% des demandeurs d’emploi inscrits au Pôle emploi !
Il y a bien longtemps que les dirigeants du PCR ont expliqué que tous ingrédients sont réunis pour que ça pète. Il a suffi d’une revendication sur le prix du carburant pour que d’autres disent on ne boit pas du carburant, il faut penser aux autres produits. Et, puis, il y a la démagogie d’un président de Région qui pensait boucher les yeux des Réunionnais par une minable opération clientéliste qui s’est retournée contre lui. Il est obligé de déclarer son impuissance devant la situation. Il est temps d’écouter…
J.B.
Nos peines
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