Économie réunionnaise : le calme avant la tempête
6 juin, parIEDOM : « Un premier trimestre favorable avant l’impact de la crise au Moyen-Orient »
3 mars 2011

Le numéro spécial de “l’Express” consacré à La Réunion est surprenant au point où chacun s’interroge sur les réelles motivations médiatiques de certains protagonistes, en particulier du secrétaire général aux Affaires économiques, Jean Ballandras qui y « exprime son amertume ». Pour un peu, on lui donnerait le Bon Dieu sans confession.
Des aveux, tout d’abord.
Il est dit que l’opération GERRI était une manœuvre politicienne orchestrée par les services de l’État avec 2 objectifs :
1) faire main basse sur les progrès fulgurants de la Région en matière de Développement durable et d’Autonomie énergétique.
2) limiter les capacités d’action de Paul Vergès, en l’empêchant de prendre la tête de GERRI.
« Une des parties » citée par "l’Express" déclare ainsi publiquement ce que tout le monde savait déjà. Quand Sarkozy arrive au pouvoir en mai 2007, notre île dispose déjà d’un plan d’autonomie énergétique pour 2025, fixé par le Conseil régional, ainsi que le programme Tram-train et route du Littoral, issu de l’Accord Matignon, signé, 5 mois auparavant, en janvier 2007. Ces 2 axes de développement allaient apporter à notre économie des investissements exceptionnels. La route des Tamarins était en construction et faisait rêver les Réunionnais. Le BTP pointait à 20.000 emplois et le secteur énergétique envisageait 15.000 créations d’emplois. Pour les responsables UMP, la Région Réunion était trop dynamique. Il fallait casser le rythme de l’Alliance. Ils ont supprimé le financement de la continuité territoriale, bloqué les constructions de plusieurs milliers logements, freiné le Tram-train, dénigré la MCUR, etc. Cette décision de l’UMP a conduit son responsable local à donner l’exemple : Didier Robert, maire du Tampon, a supprimé un investissement de 100 millions d’euros déjà prévus pour la réalisation de la rocade du Tampon.
Du cynisme, ensuite.
Dans ce climat de ruine, il est scandaleux d’entendre Jean Ballandras évoquer son « amertume » devant le recul du gouvernement. Avec Didier Robert, il est le principal agent de cette catastrophe économique et sociale. Cet article de "l’Express" intervient au moment où il est sur le point de quitter ses fonctions publiques pour un grand groupe privé. Mission(s) accomplie(s) ?
J.B.
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