Notre double identité

24 septembre 2007, par LB

Les visites en fin de semaine dernière du Ministre français Michel Barnier, du Commissaire européen Joe Borg et des représentants de plusieurs pays de notre région ont confirmé que l’on est dans une nouvelle étape du développement de La Réunion. Une étape qui devra prendre en compte et anticiper des éléments fondamentaux nouveaux, liés au contexte planétaire de plus en plus difficile.
Ces visites ont montré que parmi les atouts décisifs de notre développement figure désormais notre double identité : celle de Région Ultrapériphérique (RUP) de l’Union Européenne (UE) et celle d’une île de l’Océan Indien. La pleine valorisation de cet atout - notre double identité - est un moyen indispensable pour trouver des solutions à nos problèmes.

Par exemple, concernant la pêche, on a bien vu que la démarche qui a présidé au projet RUPMER est la seule porte de sortie. Si la politique maritime de l’UE prend pleinement en compte la position des RUP, qui s’inscrit dans une stratégie de co-développement avec leurs pays voisins, tout le monde sera gagnant : l’Europe, les RUP et les pays de leur environnement. Sinon...

Pour l’agriculture, c’est encore plus vrai : au moment où l’UE est en train de négocier des Accords de Partenariat Économique (APE) avec les pays ACP (Afrique, Caraïbe, Pacifique) et où la question du sucre est à nouveau en discussion à l’échelle mondiale, la seule issue à une grave crise à La Réunion est de faire respecter notre spécificité, reconnue dans notre statut de RUP.
Notre développement agricole devra aussi miser sur la qualité, la recherche et l’innovation, tout en intégrant les évolutions fondamentales à venir, comme la mondialisation et le chaos climatique.

L. B.


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