Edito

Nouvelle hausse du chômage : urgence d’une nouvelle politique

J.B. / 26 juillet 2018

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Publiés hier, les derniers chiffres de Pôle emploi rappellent le premier problème de La Réunion : le chômage. Fin juin 2018, plus de 183.000 Réunionnais étaient inscrits à Pôle emploi. Ils étaient plus de 140.000 à être totalement privés d’emploi et à la recherche d’un travail en moyenne lors du second trimestre 2018. Tous ces chiffres sont en progression sur un an.

L’augmentation est encore plus importante pour les chômeurs de longue durée :+6,2 %. Or, tous les Réunionnais privés de travail ne s’inscrivent pas à Pôle emploi, notamment parce qu’ils sont découragés par la pénurie d’emploi qui sévit depuis des décennies à La Réunion. L’aggravation du chômage va encore durer. En effet, avec la fin des emplois aidés sous la forme actuelle, et les restrictions budgétaires imposées aux collectivités, le plus gros de la crise reste à venir.

Les derniers chiffres de Pôle emploi rappelle une constante : la politique de l’emploi est inadaptée à la situation de La Réunion. Le seuil de l’intolérable est franchi depuis bien longtemps. C’est bien une autre politique qui est nécessaire. Et qui mieux que les Réunionnais peuvent être capable de l’imaginer et de la mettre en œuvre.

J.B.



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Messages






  • Tant que les élus et parlementaires seront passifs sur la politique économique en faveur des monopoles d’importations, de ne pas s’investir à l’exploitation de nos potentiels pour acquérir une autonomie alimentaire, produire et exporter nos produits de qualité vers les pays riches, il ne peut pas avoir de perspective de développement.
    Les inégalités de revenus, l’octroi de mer sont des fléaux également. Ce serait une plateforme intéressante pour rassembler les Réunionnais sur un véritable plan de développement que préconise l’Europe, Développement Régional Européen pour les Régions ultra-marines.

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  • Vrai. Ne pas oublier que cet impôt local, octroi de mer (et d’air aussi mais ça aussi, on l’oublie volontier), partagé ensuite aux communes au prorata de leur population touche uniquement les produits importés. Pour les chiffres d’affaires des importateurs qui pour raison de "vie chère", voir l’étude comparative rien que sur les importations d’automobiles, qui vont au passage, vont polluer davantage encore. Raison d’exporter plus, cela apportera du travail, de la reconnaissance au lieu de l’image d’assistanat. Pour cela, comme pour le train "TER-PEI", il faut de la volonté et une vision à long terme, pas à la petite semaine, les choses bougent vite ailleurs, il faut réagir, oser et avancer, changer de paradigme tout simplement. Energies renouvelable, agriculture bio dans les cantines pour commencer et davantages aussi sur les étals des supermarchés, des marchés tout court, on en est loin sur l’île de la Réunion. Les cannes que l’on y coupe en ce moment ne sont pas vraiment bio, c’est sur mais chut, faut pas l’écrire, cela pourrait donner des idées.... Arthur.

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