Edito

Nouvelle illustration du fiasco de la route en mer dite NRL

J.B. / 17 mai 2018

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En Europe, ce début de semaine a été marqué par l’inauguration d’un pont reliant la Crimée à la Russie. Long de 19 kilomètres, il porte une autoroute ainsi qu’une voie de chemin de fer. Ce pont est d’ores et déjà fonctionnel. Il fait 19 kilomètres, a coûté 2,9 milliards d’euros. Entre la décision de la construction et la réalisation, trois ans se sont écoulés.

Voilà encore donc quelques éléments qui soulignent le fiasco du chantier de la route en mer. La décision date de 2010. 8 ans plus tard, la route en mer est bien loin d’être achevée. Au mieux, ce sera un viaduc débouchant à Saint-Denis sur l’entrée actuelle, et relié à la route du littoral à la Grande-Chaloupe. Autrement dit, une demi-route en mer, car les matériaux nécessaires à la construction de l’ouvrage ne sont pas disponibles.

L’autre remarque concerne le coût. Le bras de mer reliant la Crimée à la Crimée n’est pas le flan d’un volcan au milieu de l’océan Indien. Cela rend la construction beaucoup plus facile. À cela s’ajoute le fait que les matériaux soient disponibles en abondance, tandis que la main d’oeuvre est recrutée sur place. Malgré tout, la facture a atteint près de 3 milliards d’euros, soit environ 110 millions d’euros le kilomètre. Cela laisse à penser que pour la route en mer, il faut bien compter au moins le double en raison des contraintes géographiques. Cela fait bien cher pour une demi-NRL.

J.B.