Après la protestation, où est le projet pour sortir La Réunion de la pauvreté ?
25 juillet, parCombattre les causes du chômage de masse
16 décembre 2010, par

Dans quelques jours va débuter 2011 l’Année d’Elie, un combattant réunionnais de la liberté. Cet événement rend hommage à la lutte menée par des êtres humains, qui ont refusé les chaines de l’esclavage, quitte à perdre la seule chose qui leur restait : la vie.
C’est un coup de projecteur sur une part importante de notre Histoire, l’époque de l’esclavage. C’est en effet un régime qui a duré plus de la moitié de l’Histoire réunionnaise. Et c’est à cette époque qu’ont émergé les premiers combattants de la liberté, ceux qui se sont levés pour refuser l’esclavage.
Comme le rappelle la révolte de Saint-Leu, ils se retrouvaient dans des lieux difficiles d’accès, comme des ravines. Et comme l’indiquent les traces dans les hauts de Saint-Leu, ils survivaient dans le froid, grattaient une terre peu fertile pour se nourrir, scrutant les alentours, attentifs à la moindre alerte. Toutes ces difficultés, elles étaient endurées en échange de la liberté.
Mais deux cents ans plus tard, où sont Elie et les 300 révoltés de Saint-Leu. Où est-il possible de leur rendre hommage ? Où était le champ de bataille ? Où sont enterrés ces combattants réunionnais de la liberté ?
C’est notamment pour rendre hommage à ces ancêtres que le 31 octobre 2009, une stèle a été inaugurée dans le cimetière du Père Lafosse. Ce monument est construit en l’honneur de tous les Réunionnais morts sans sépulture.
L’esclavage est une période difficile, mais plus nous aurons des connaissances sur elle, et plus nous serons forts pour faire face à l’avenir. Car malgré la violence de la répression, des ancêtres ont réussi à vivre libre. Et aujourd’hui, leur victoire est irréversible.
M.M.
Combattre les causes du chômage de masse
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Messages
15 janvier 2011, 10:28, par Amie de la MCUR
Il serait juste de signaler que la stèle dans le cimetière du Père Lafosse fut érigée à la suite d’une proposition de la MCUR et que l’équipe MCUR avait un programme intitulé "100 Combattants de la liberté" qui consistait dans la diffusion auprès des écoles de 100 fiches pédagogiques sur 100 femmes et hommes qui à travers les siècles et les continents ont combattu pour l’abolition de la traite négrière et l’esclavage colonial. Chaque fiche décrivait ce qui était cette personne, quand et où elle avait vécu, ce qu’elle avait fait, montrant combien la lutte fut transcontinentale et réunit des esclaves, des affranchis, des républicains, des féministes, des royalistes, des écrivains... Ce programme a fait l’objet de manifestations du Parc boisé du Port le 10 mai. On a trop tendance à La Réunion à effacer ce qui a été fait. Cela s’applique plus particulièrement par la MCUR. Or, une équipe de jeunes Réunionnais a travaillé intensément pendant plusieurs années avec le souci de transformer le savoir sur notre histoire. Leur travail devrait être reconnu.
Une amie de la MCUR