Application de l’APE : vers plus de chômeurs que de salariés à La Réunion
8 août, parUne catastrophe se prépare dans l’indifférence
12 avril 2005

Force est de constater que les journaux consacrent une place chaque jour plus importante au référendum du 29 mai prochain. Cela est sans doute dû à la montée du “non” au projet de Traité constitutionnel européen proposé à la ratification. On peut d’ailleurs s’attendre à une mobilisation accentuée des moyens considérables dont disposent les partisans du “oui”.
Ainsi, le 6 avril dernier, répondant à une question d’un internaute sur la position éditoriale de son organe de presse lors d’un “chat” organisé sur le site du “Monde.fr”, la responsable du service “France” du quotidien parisien affirme : "je peux vous dire qu’au sein du service France, que je dirige, il y a, me semble-t-il, autant de partisans du “oui”, du “non” et d’indécis que parmi les électeurs", ce qui n’a rien d’étonnant.
Mais, mais la responsable du service France ajoute aussitôt : "“Le Monde”, juste avant le référendum, affichera probablement sa position. Et même si nous n’en avons pas encore discuté, j’imagine que nous dirons que nous sommes pour le “oui”, car le journal s’est toujours positionné en faveur de la construction européenne".
Il est tout de même révélateur qu’à la direction d’un journal sensé faire l’opinion en France, l’amalgame entre “non” et “refus de l’Europe” est accepté. Cela montre les dégâts d’une pensée unique qui cherche à nous persuader qu’en dehors du projet proposé, il n’existe pas d’autres alternatives que le repli sur soi. Peut-on avoir le droit de croire à une autre construction européenne ? Réponse le 29 mai.
Manuel Marchal
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