Edito

Panique à bord !

J.B. / 14 mars 2019

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Rarement nous avons constaté un tel faisceau d’informations déstabilisantes. Jugez vous-mêmes.

Le crash de l’avion d’Ethiopian Airline n’a laissé aucune chance à ses passagers dont les corps ne peuvent être reconstitués. C’est un Boeing 737 Max 8, le même qui s’est écrasé en Indonésie l’année dernière, et dans des conditions similaires. Du coup, tous les pays du monde ont interdit le survol de leur territoire par ces croquemorts volants, sauf les Etats Unis. C’est une situation totalement inédite.

La Première ministre Britannique n’a pas réussi à faire voter son rapport conduisant à la rupture avec l’Union Européenne. Ses opposants ne lui ont laissé aucune chance de survie. Que va-t-elle faire ? Démissionner ? Lancer un nouveau référendum ? De nombreux secteurs économiques et commerciaux sont paralysés devant le bloquage. Aucune piste sérieuse de sortie de crise n’est prévue.

En Algérie, le pouvoir avait mal évalué le besoin de changement. La candidature de Bouteflika pour un 5e mandat a conduit à des manifestations tellement monstres qu’elles ont finis par provoquer son retrait de la compétition. Comme rien n’était prévu, c’est la panique pour tenter de sauver l’unité nationale. A l’heure actuelle, des propositions sont sur la table, y compris une feuille de route. Dans l’arrière cour de Bouteflika, c’est la panique.

Enfin, l’Italie s’apprête à recevoir XI Jinping et signer des accords rattachés aux projets de la Route Maritime et la Ceinture. Les Etats Unis et les pays européens crient à la trahison et ils menacent. C’est certainement la plus grande panique du moment. D’abord, membre du G7 qui doit se réunir sous la présidence française en août, l’Italie aura un lien direct et privilégié avec le grand marché de consommation chinois ainsi que des moyens financiers accrus pour des investissements en infrastructures, notamment à travers la Banque Asiatique des Investissements et des Infrastructures (BAII) doté d’un capital de départ de 100 milliards qui comptent 57 pays fondateurs dont des pays européens.

RTL souligne que “Ces nouvelles routes de la soie sont le plus grand projet d’infrastructures jamais conçu par l’humanité. Un réseau de routes, de rails, de gazoducs, de ports et d’aéroports qui relieront la Chine à tous les pays et toutes les mers situées sur son flanc Ouest, jusqu’à l’Atlantique, la Méditerranée et l’Afrique. Le projet va jusqu’à Rotterdam, Madrid, en passant par Athènes, Venise, Moscou, Istanbul, etc. C’est le projet-phare de Xi Jinping. 1.000 milliards d’euros de projets seraient déjà en construction dans quelque 80 pays.”

On comprend la panique outre-atlantique car cette initiative donnera au président chinois un avantage décisif avant sa rencontre avec Trump pour valider le travail des 2 équipes négociateurs.

J.B.